FAUSSE RELIGIONS et SECTES et LIBRE-PENSER...ETE VOUS EN QUETE DE VERITE? :: l’Eglise Emergente
FAUSSE RELIGIONS et SECTES et LIBRE-PENSER...ETE VOUS EN QUETE DE VERITE? Index du Forum

Pour comprendre entre le mensonge et la vérité
 
FAQ Rechercher Membres Groupes S’enregistrer
Profil Se connecter pour vérifier ses messages privés Connexion



 Lumière sur ...les différentes religions et croyances  
 
 
 
 
 
l’Eglise Emergente

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    FAUSSE RELIGIONS et SECTES et LIBRE-PENSER...ETE VOUS EN QUETE DE VERITE? Index du Forum -> . -> CATHOLIQUE ROMAIN
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
La Bible Parole de DIEU
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 07 Mar 2008
Messages: 144

MessagePosté le: Dim 1 Juin - 05:43 (2008)    Sujet du message: l’Eglise Emergente Répondre en citant

Etant donné que l’Eglise Emergente continue de toucher la France et d’autres nations francophones, il importe de démasquer ses enseignements pernicieux. Notre premier article montrait comment l’Eglise Emergente fait
-la promotion du catholicisme.
-Le deuxième expliquait de quelle manière l’un des chefs, Brian McLaren,
ECARTE L'EVANGILE ET L'AUTORITE DE LA BIBLE au profit du mysticisme.
Ce troisième article montre comment Tony Jones, un autre leader du mouvement « émergent », entraîne les jeunes et les responsables de mouvements de jeunesse dans le mysticisme oriental, sous couvert de mysticisme catholique classique. Si vous en avez la possibilité, je vous demande de diffuser l’article ci-dessous, ainsi que les deux premiers, sur un site Internet.
Bien à vous, dans la grâce de notre précieux Sauveur,
Richard Bennett
III : L’Eglise Emergente et l’endoctrinement par le biais du mysticisme oriental, à la manière catholique (Richard Bennett)
Dans un article de fond de l’hebdomadaire « Newsweek » intitulé « La spiritualité en Amérique » (numéro du 29 août 2005), on lit :
« Les américains veulent faire l’expérience de Dieu, et goûter personnellement à l’extase »
(http://www.msnbc.msn.com/id/9024914/site/newsweek/ 05/01/06
Cet article montre que l’Amérique et une grande partie du monde occidental s’ouvrent de plus en plus au mysticisme. Un facteur important, ici, est la caution officielle accordée en 1965 à l’hindouisme et au bouddhisme par le Vatican :
« Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes…cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. Dans le bouddhisme…on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront soit acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. L’Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions »
(Déclaration Nostra Aetate, §2, http://www.vatican.va/archive/hist councils/ii vatican council/documents/vat-ii decl 19651028 nostra-aetate fr.html
La nature et le but du mysticisme catholique
Deux mois après la publication de cette énormité, par laquelle le Vatican cautionnait le mysticisme païen, un autre document papal bien connu fit apparaître le cœur même de la politique catholique romaine :
« Le deuxième Concile du Vatican…veut exposer comment il envisage la présence et l’action de l’Eglise (catholique romaine) dans le monde d’aujourd’hui. Le monde qu’il a ainsi en vue est celui des hommes, de la famille humaine tout entière avec l’univers au sein duquel il vit…Voilà pourquoi, en proclamant la très noble vocation de l’homme et en affirmant qu’un germe divin est déposé en lui, ce Saint Synode offre au genre humain la collaboration sincère de l’Eglise pour l’instauration d’une fraternité universelle qui réponde à cette vocation »
(Constitution Pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde, § 1 et 2. http://www. vatican.va/archive/hist councils/ii vatican council/documents/vat-ii cons 19651207 gaudium-et-spes fr.htlm)
Pour promouvoir à sa guise son action dans le monde, l’Eglise catholique propose un dialogue avec les Hindous et les Bouddhistes et met en avant leurs concepts, en particulier l’idée d’un « germe divin » qui serait déposé dans l’homme. Mais s’il y avait en l’homme un tel « germe divin », l’humanité serait de la même essence que Dieu. Cette doctrine-là veut nier la transcendance absolue de Dieu et la dépravation totale de l’homme naturel, de l’homme non régénéré. C’est du panthéisme, ni plus ni moins. Le tout premier verset de la Bible déclare : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre ». Peut-on affirmer plus clairement que Dieu est distinct de tout ce qu’Il a créé ? Dans sa Parole, le Seigneur Dieu révèle qu’Il est unique, et qu’Il est séparé de Sa création. On ne peut en aucune manière confondre le Créateur et la création. Si aujourd’hui cette déclaration panthéiste émanant du Pape n’avait pas été reprise sur le marché par certains Evangéliques modernes, on aurait pu croire que ces paroles du Vatican étaient l’expression d’un œcuménisme séducteur visant le paganisme oriental.
La base véritable de la communion avec Dieu
La doctrine de la Trinité et de l’Evangile sont à la base de la communion avec Dieu. La communion avec Lui comprend toute cette relation fondée sur la grâce et sur la foi, et c’est là le fondement de l’Evangile. Le chrétien jouit de la communion avec Dieu, c’est le Seigneur Dieu qui prend l’initiative de cette communion, et qui à chaque étape la contrôle entièrement. La doctrine de la Trinité est le fondement de la foi chrétienne et aussi de l’expérience chrétienne. La vie glorieuse de la Divinité est à la base de la vie du chrétien. Les pages de l’Ecriture nous font comprendre que le Père est à l’origine de tout le message du salut. C’est Lui qui s’est choisi un peuple, et qui a choisi Son Fils pour racheter ce peuple au moyen de Sa vie parfaire et de Son sacrifice. L’Evangile et la vie chrétienne dépendent entièrement de la nature du Père, révélé en tant que Dieu d’amour. L’expérience chrétienne dépend entièrement du Christ Jésus. L’œuvre du Saint-Esprit, dans l’expérience chrétienne, consiste à communiquer et à faire connaître au chrétien l’amour du Père et la grâce du Fils. Le Saint-Esprit est le principe et la source de toute vie chrétienne authentique. Il est la source de la communion que nous avons avec Dieu dans cette vie, Il en a le contrôle. La communion avec Dieu, voilà l’incomparable privilège conféré par l’Evangile. Elle est fondée sur l’amour du Père, la grâce du Fils, et la communion du Saint-Esprit.
A cause de sa nature pécheresse, nul homme n’a de communion avec Dieu : « Ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent plaire à Dieu »(Romains 8 :Cool. Dieu est lumière, et nous sommes ténèbres. La lumière n’a pas de communion avec les ténèbres. Dieu est Vie, et nous, nous sommes morts dans nos transgressions et dans nos péchés : dans ces conditions il n’y a pas d’accord possible entre Lui et nous. Le don de la grâce est l’unique moyen d’accéder à la communion avec Dieu. Dieu ne communique jamais la grâce par une technique ou une stratégie humaine : Il la communique seulement par le Christ-Jésus. Là, nous touchons du doigt l’erreur fondamentale de cette conception moderne de la foi qui se veut « adaptée aux personnes en recherche »(seeker-sensitive). Il faut en effet être en Christ avant « d’avoir, par la foi en Lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance » (Ephésiens 3 :12). Pour que des pécheurs entrent en communion avec le Dieu infiniment Saint, il faut l’intervention directe du Christ Jésus. Une telle communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit est au cœur même du message du Nouveau Testament, comme le dit l’Apôtre : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et le communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! » (2 Corinthiens 13 :13).
Un syncrétisme mystique populaire, à l’usage de la jeunesse
Tony Jones est le coordinateur de l’organisation « Emergent-US », ainsi que le pasteur des jeunes à la « Colonial Church » d’Edina au Minnesota. Il fait partie des orateurs habituels lors des conventions pour jeunes « Youth Specialties National Youth Workers », dans le créneau qui est le sien, on lui accorde suffisamment de considération pour lui avoir confié un séminaire lors de la « Conférence Nationale des Pasteurs » de Zondervan en février 2006. En quatrième page de couverture de son livre « Soul Shaper : Exploring Spirituality and Contemplive Practises in Youth Ministry »,on lit: « Cet ouvrage est assurément le manuel le plus complet pour qui veut étudier et mettre en œuvre les pratiques contemplatives à l’usage de vos adolescents- et par-dessus tout, à l’usage de votre propre âme » (Tony Jones, Soul Sharper : Exploring Spirituality and Contemplative Practises in Youth Ministry (Editions Zondervan, 2003). Ce livre est spécifiquement conçu pour les pasteurs et les responsables de la jeunesse. Jones va jusqu’à recommander les Œuvres complètes de Maître Eckhardt, ‘ce traité mystique, METTANT L’ACCENT SUR LE FAIT QUE DIEU HABITE L’HUMANITE’.(ibid., page 252). Cette remarque à elle seule devrait suffire à alerter tout vrai chrétien quant au panthéisme latent de Jones.
Pas de témoignage au sujet du salut en Jésus-Christ
Ni dans l’un ni dans l’autre des deux livres de Jones, pas plus dans ‘Soul Sharper : Exploring Spirituality and Contemplative practises in Youth Ministry (2003) que dans ‘The Sacred Way : Spiritual Practises for Everyday Life’, on ne trouve de présentation de l’Evangile. Comme c’est le cas pour bien d’autres leaders de l’Eglise Emergente, le témoignage de Jones n’est pas celui d’un pécheur convaincu de n’avoir rien à espérer de lui-même devant le Dieu Très-Saint, et venant à Christ, au seul Sauveur. Au contraire, le premier chapitre, ‘En quête de Dieu’, du deuxième ouvrage (publié en 2005) montre que l’auteur tâtonne encore dans les ténèbres de l’incrédulité :
« Certains d’entre nous restons persuadés que constamment Dieu nous suit à la trace, nous poussant à vivre droitement, et s’attendant à ce que nous lui adressions la Parole de temps à autre…chaque fois que je ne suis plus à côté de Dieu, si je puis m’exprimer ainsi, il ne se passe guère de temps avant que je ne sente que Dieu me suit, et que je suis incapable de le repousser. Pourtant, ce sentiment de la présence divine n’entraîne pas obligatoirement une vie spirituelle profonde. Je le sais, parce que tout en ayant conscience de la présence de Dieu, j’ai passé le plus clair de ma vie à me demander ce que je devais faire à ce propos » (Tony Jones, The Sacred Way : Spiritual Practises for Every Life (Grand Rapids, MI, Zondervan, 2005, page 15).
Tel est le triste témoignage d’un homme qui n’est pas ‘en Christ’, et qui néanmoins est l’un des leaders les plus en vue de l’Eglise Emergente, et qui rédige et diffuse des documents à l’usage des pasteurs de groupes de jeunes.
De son éducation au sein d’une église protestante, il écrit :
« Ma vie religieuse pouvait se résumer en un seul mot : l’obligation » (The Sacred Way, page 15). Comme on pouvait s’y attendre, il laissa tomber son programme de prière obligatoire, de lecture biblique, et de ‘culte personnel’, mais il fut rempli de culpabilité :
« Une pensée m’est venue : ‘Cela fait des millénaires que les gens cherchent à suivre Dieu…Peut-être qu’ici ou là certains d’entre eux ont découvert des moyens d’entrer en contact avec Dieu, susceptibles d’aider les gens comme moi…La meilleure chose que je pouvais faire, c’était de passer (mon trimestre de congé sabbatique) à voyager pour étudier l’éventail des anciennes pratiques de prière et de dévotion »
(ibid., page 16)
Au cours de ses voyages, il participa à des veillées de prière qui faisaient le tour du cadran, et il se rendit à Dublin, en Irlande, pour y rencontrer un prêtre catholique, Alan McGuickian, ainsi que le personnel du Centre de Communication des Jésuites. Il ‘dévora’ les écrits des mystiques catholiques romains, et eut des entretiens avec des Protestants, des Catholiques, et des Orthodoxes. Jamais il ne parle d’étudier la Bible de manière plus approfondie, ni de chercher quelles sont les grandes vérités de l’Ecriture Sainte. Sa quête fait penser à celle d’Ignace de Loyola (Ignace de Loyola commença sa recherche par la lecture des vies de saints catholiques et par la vénération des images : son imagination passionnée le remplit de ferveur mystique. Mais rien de tout cela ne lui apporta le salut, et il mourut sans être sauvé).
Fait significatif, Tony Jones recommande aux responsables de groupes de jeunes et aux jeunes, d’étudier et de pratiquer les Exercices Spirituels du fondateur des Jésuites. Il ressort nettement de ses déclarations que « l’obligation » joue encore un rôle capital dans sa conception de la vie chrétienne. Il ressort tout aussi clairement que Tony Jones n’a aucune connaissance solide de Dieu émanant de Dieu Lui-même. Autrement dit, il ne connaît pas Dieu tel qu’Il est révélé par son Esprit au travers de la Bible. Jones ne croyant pas fermement que seule la Bible donne la véritable connaissance de Dieu, Dieu lui-même demeure à ses yeux une vérité floue. Jones reste donc libre de définir son propre dieu, et de s’acquitter de ses obligations envers ce dieu de sa fabrication.
En prenant pour critères de base les traditions romaines et grecques, il parvient à remplir ses obligations de façon apparemment acceptable, en accord avec une longue tradition. Il se livre à d’anciennes pratiques mystiques, tirées pour la plupart du catholicisme romain. Et pourtant, devant le Dieu Très Saint, il est clair qu’il reste comme un étranger, coupé de la grâce salvatrice qui est dans la Christ Jésus.
Il convient de considérer attentivement sa définition du mot « chrétien ». Dans ‘The Sacred Way’, il écrit :
« Pendant de longues années, on m’avait dit que pour être chrétien, il me fallait faire trois choses : premièrement, lire la Bible ; deuxièmement prier ; et troisièmement, aller à l’église. Mais j’avais fini par me rendre compte qu’il devait y avoir quelque chose de plus. Et c’est bien vrai. Parmi ceux qui ont suivi Jésus, on trouve une longue tradition de recherche, en fait une quête de MOYENS POUR ENTRER EN CONTACT AVEC DIEU…Dans cette quête, ils ont cherché à mieux connaître Jésus, à le suivre de plus près, et à se laisser mystérieusement envelopper de sa présence. Je remercie Dieu de ce que certaines de ces personnes brillantes et spirituelles ont mis par écrit ce qu’elles ont appris » (pages 16-17)
Ce qui manque complètement, dans la description que donne Jones des conditions pour ‘suivre Jésus de plus près’, c’est la conviction de péché, et donc le besoin d’avoir un Sauveur. En l’absence d’une conviction de péché, on n’a pas la vie dans le Christ Jésus. Le Seigneur déclare que le Saint-Esprit ‘convaincra le monde de péché, de justice et de jugement’(Jean 16 :Cool. C’est l’œuvre du Saint-Esprit que de convaincre : Il accomplit cette œuvre avec efficacité, et Il est bien le seul à pouvoir ouvrir les pensées et le cœur d’un pécheur à la foi salvatrice. Apparemment, Jones n’a nulle conscience de cette vérité, car il ne dit rien du Seigneur Jésus-Christ en tant que Sauveur, et ne fait aucune mention du rôle du Saint-Esprit dans la communication de cette conviction. On ne peut donc pas dire que Jones ‘suit le Seigneur Jésus-Christ’ au sens biblique, car son dieu n’est pas le Dieu très Saint de la Bible, et donc son ‘Jésus’ n’est pas le Seigneur Jésus-Christ de la Bible.

Du zèle pour Dieu, mais sans connaissance
Jones dit bien, cependant, qu’à son sens ‘le chemin de la paix intérieure et le moyen d’être relié à notre Créateur passe par Jésus ! (The Sacred Way, page 17)
Mais en même temps il affirme que ‘le but de ces pratiques est de me faire entrer dans une relation plus profonde avec le Dieu chrétien’. Il préconise les pratiques mystiques, mais se déclare incapable de dire pourquoi il les trouve si utiles. Il ne sait pas pourquoi elles sont si efficaces, mais le fait est qu’elles le sont. Il déclare ensuite :
« Je crois qu’elles sont efficaces à cause de Jésus. Je crains de ne pas pouvoir vous en dire davantage. Mais je le crois, c’est quelque réalité en rapport avec Jésus qui a inspiré les découvreurs de ces disciplines dans les siècles passés. C’est lui qui les a conduits au cours de leur quête, qui en fait est de nature purement chrétienne. Seul le christianisme croit que l’unique Dieu véritable est venu sur la terre en tant qu’être humain, et que même aujourd’hui, je peux le connaître de façon aussi personnelle que les disciples qui mangeaient avec lui il y a deux mille ans. Je veux dire que les chrétiens se livrent à ces pratiques spirituelles non par devoir ni par obligation, mais parce qu’une promesse s’attache à elles : Christ viendra personnellement à notre rencontre au milieu de ces disciplines. Quand on y pense, c’est fou…certains saints qui recommandaient ces disciplines en sont arrivés à de telles extrémités que leurs contemporains les ont considérés comme des malades mentaux.(Saint François a prêché aux oiseaux de la forêt-tout nu)…la pratique chrétienne traditionnelle (de ces disciplines mystiques) a trait à un mode de vie et à une foi qui s’est affinée tout au long des siècles. C’est un moyen, c’est LE moyen de vivre de la vie divine sacrée »
(The Sacred Way, pages 18 et 19)
Pour Jones et pour les mystiques catholiques et grecs, cela n’a aucun sens de parler de ‘conviction de péché par le Saint-Esprit. Ils ne croient pas que Dieu se soit lui-même fait connaître par la Bible seule, ni que cette révélation puisse faire l’objet d’une formulation verbale. Ils négligent cet appel que Dieu lance au pécheur : ‘Venez donc et plaidons, dit l’Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige…’ (Esaïe 1 :1Cool. Au lieu de mettre en action leur pensée, au sujet du péché et du besoin qu’a l’homme d’une justice parfaite en présence du Dieu Saint, ils cherchent une rencontre subjective avec Dieu au moyen d’exercices spirituels. Ces pratiques les dispensent de toute réflexion rigoureuse sur la vérité biblique présentée dans la Parole écrite. Quand elle survient, cette expérience d’union (supposée) avec Dieu procure un sentiment de plénitude spirituelle. Rechercher cette expérience subjective, qualifiée d’illumination, c’est tenter de remplacer le Seigneur Jésus-Christ par un produit de substitution. Les paroles de Jones que nous venons de citer équivalent à un reniement du Seigneur, rien de moins. L’homme déchu ne peut pas communiquer avec Dieu autrement que par Jésus-Christ, seul Médiateur, seul Chemin. Les paroles du Seigneur lui-même font voler en éclats, une fois pour toutes, l’expérience mystique subjective en tant que moyen d’accéder au Père : « Je suis le chemin, la vérité et la vie : personne ne vient au Père que par moi »(Jean 14 :6). Le Seigneur Jésus-Christ est la SEULE solution offerte par l’amour du Père pour le péché de tout homme, la SEULE qui comble son besoin d’une justice parfaite.
Historiquement parlant, les pratiques spirituelles décrites par Jones sont issues du système monastique, où elles ont prospéré. Ces exercices mystiques étaient inséparables des pratiques ascétiques si répandues en Egypte et en Orient. Ces pratiques sont sous-tendues par une philosophie selon laquelle le corps est le siège du mal ; dans cette optique, il faut donc en premier lieu mortifier le corps, tout en pratiquant des rites spirituels censés permettre à l’homme de rencontrer Dieu.
Les apostasies d’autrefois reprennent vie
Dans ‘Soul Shaper’, Tony Jones préconise seize outils spirituels ‘d’hier et de demain’ par exemple, la prière de Jésus, la Lectio Divina, le Silence et la solitude, les stations de la croix, la prière de concentration, l’examen selon Ignace de Loyola et le labyrinthe. Partant du principe que tout clivage entre catholiques et évangéliques à propos de l’Evangile appartient au passé, Jones présente sa conception ‘post-moderne’ du ministère auprès des jeunes. Il emprunte divers éléments au christianisme évangélique, au catholicisme et à l’orthodoxie, et il les mêle à des pratiques religieuses orientales tirées du bouddhisme et de l’hindouisme. Auprès des mouvements de jeunesse et des responsables de groupes de jeunes, Tony Jones joue un rôle particulièrement dangereux, préconisant d’obscures pratiques hérétiques empruntées à la Rome papale. A un public qui ne se doute de rien, il donne l’impression d’avoir découvert un trésor spirituel caché, pour le plus grand bien de la chrétienté ‘postmoderne’. Son objectif principal est de présenter ses conceptions très catholiques, voyant en elles ‘le passé revenu à la vie pour notre époque’. (Soul Shaper, 4ème page de couverture).
Là, les chrétiens fidèles à la Bible doivent se montrer d’autant plus vigilants que Tony Jones s’adresse à des auditeurs particulièrement jeunes.
Il y a péril car la plupart des responsables de groupes de jeunes connaissent bien peu l’histoire de l’Eglise chrétienne et ne voient donc pas qu’on les entraîne dans un marché de dupes. De plus, les pasteurs des principaux courants évangéliques apprennent ces mêmes pratiques dans des rassemblements comme la Conférence Nationale des Pasteurs de 2006, organisée par les Editions Zondervan. Hélas, Tony Jones égare les pasteurs et les jeunes en écrivant que ‘depuis deux millénaires, les saints de l’église chrétienne sont à l’œuvre, pratiquant et affinant ces disciplines ‘ (The Sacred Way, page 21). Il déclare aussi : « Il se peut que vous deviez renoncer, dès la page de couverture, à l’étroitesse d’esprit dénominationnelle. Un grand nombre de ces pratiques vous sembleront particulièrement ‘catholiques’ ou particulièrement ‘orthodoxes’. Si vous n’êtes pas issu de ces traditions-là, n’oubliez pas qu’avant 1054 nous étions tous catholiques et orthodoxes ! En effet, tout au long du premier millénaire de l’histoire chrétienne, il n’y avait qu’une seule église, et la plupart des pratiques dont il est question dans ce livre remontent à cette période-là »(Soul Shaper, introduction, page 20). Mais non, telle n’est pas l’histoire véritable du christianisme avant 1054. Jones a de toute évidence adopté la version de l’histoire qui a cours dans l’Eglise catholique romaine apostate. Comme par hasard, il oublie les Vaudois, les disciples de Valdo, les pauliciens, les Albigeois, les chrétiens d’Espagne et bien d’autres qui n’ont jamais, au cours des onze premiers siècles, suivi les pratiques mystiques propagées constamment par la papauté depuis le Haut Moyen Age. Tony Jones a été profondément influencé par un mystique catholique, Thomas a Kempis (1380-1471). Tous les chapitres de Soul Shaper commencent par une citation de cet auteur. En fait Jones écrit :
« Thomas a Kempis fut notre guide tout au long de notre exploration de ces anciennes pratiques spirituelles » (page 254). De ‘L’imitation de Jésus-Christ’, Jones dit :
« Cet ouvrage contient énormément d’histoire et de théologie » (page 19). Mais l’histoire et la théologie qu’il présente sont fortement orientées dans le sens catholique romain. Les pages contenant les ‘lectures recommandées’ par Jones constituent un catalogue des mystiques les plus notoires, et plus particulièrement des mystiques catholiques. Il encourage les responsables de la jeunesse à lire ‘Ignace de Loyola, Catherine de Sienne, Henri Nouwen, Jean de la Croix, Thomas Merton, Thérèse de Lisieux, et George Fox » (pages 252-253)
Un syncrétisme mystique plus recherché, plus meurtrier
L’Evangile présente un message ouvert, simple et sans détours. En revanche, dans son livre ‘The Sacred Way : Spiritual Practises for Everyday Life’, le message de Tony Jones est encore plus habile et plus dissimulé que dans son precedent ouvrage, ‘Soul Shaper’. Dans The Sacred Way, Jones préconise les ‘Exercices Spirituels’ d’Ignace de Loyola, et d’autres pratiques mystiques catholiques telles que le labyrinthe, la ‘Prière de Concentration’, ‘les stations de la Croix’ et la ‘Prière de Jésus’. Au lieu de proclamer droitement l’Evangile de la grâce qui conduit à la communion avec le Père, il offre un frauduleux produit de substitution : La méthode mystique catholique romaine. Il attire ainsi les lecteurs dans un ‘trou noir’ spirituel. La mise en œuvre de la philosophie mystique de Tony Jones passe par le message humaniste d’Ignace de Loyola et par les techniques qu’enseigna ce dernier. Jones insiste sur la manière dont le fondateur des Jésuites utilisa la visualisation et les choix émanant de l’homme, afin de vaincre le mal et de devenir ce qu’il veut être. Dans le chapitre 8 de ‘Soul Shaper’ (L’examen selon Ignace), Jones déclare :
« Dès le premier jour, en méditant sur l’Incarnation et la Nativité de Jésus, jusqu’à la dernière méditation portant sur la semaine avant le dimanche des Rameaux, le retraitant imagine que Lucifer a déployé toutes ses troupes dans la même plaine, prêt à engager la bataille ; face à lui Jésus et toute son armée se présentent pour le combattre. A la fin de cette semaine, selon Ignace, le retraitant est prêt à faire son élection, c’est-à-dire à choisir l’armée dont il veut faire partie, et à choisir la personne qu’il veut être ».
Se situer de cette manière, c’est manifestement s’identifier à ce que le Seigneur appelle « la chair ». ‘Ce qui est né de la chair est chair’, par opposition à ‘l’esprit’- ‘ Ce qui est né de l’Esprit est esprit’. Au départ de ce qu’on veut faire passer pour le ‘salut chrétien’, il y aurait une élection accomplie par l’homme, l’homme choisissant sa propre destinée. On est là aux antipodes de ce que l’Apôtre Paul appelle ‘l’élection de la grâce’‘Si c’est une grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce » (Romains 11 :6). Le salut et la communion avec Dieu sont le fait de Son choix aimant et miséricordieux, c'est- à-dire de Son élection. Ils ne procèdent pas d’une manœuvre humaine quelle qu’elle soit.
Jones enseigne aussi des pratiques grossièrement idolâtres. Il fait la promotion des images, interdites par le Seigneur. Il donne à penser que la sainte présence de Dieu est visible dans les icônes. Comme Brian McLaren, il fait connaître son point de vue en citant d’autres auteurs qui partagent ses idées, mais jamais il ne présente le point de vue biblique. Dans ‘The Sacred Way’ il cite une femme, membre de l’Eglise orthodoxe, qui déclare :
« La sobre présence du Seigneur dans une icône nous met mal à l’aise car elle nous donne de comprendre à quel point nous sommes loin de la beauté et de la puissance ineffables de Dieu…le regard fixe et troublant du Seigneur dans une icône rappelle celui d’un chirurgien qui contemple le corps blessé et brisé d’un patient, et il sait exactement quel remède il faut. Notre Seigneur voit en nous des échecs et des brisements que nous ne voyons pas, ne voulons pas voir, ne supporterions pas de voir. Et il nous invite à nous ouvrir à la guérison, à une guérison qui progressera tout doucement, très lentement, et que nous serons capables de supporter » (pages 98 et 99).
Loin de dénoncer dans cette conception sentimentale de l’icône une contrefaçon de la conviction de péché que donne le Saint-Esprit au moyen de la Parole de Dieu, en vue de la repentance et du salut en Christ seul, Jones se sert de cette fantasmagorie pour inciter ses lecteurs à utiliser des icônes. Ensuite il cherche à justifier l’idolâtrie en citant des légendes catholiques et en s’appuyant sur des auteurs catholiques modernes, car sans l’affirmer explicitement, il introduit son propre médiateur entre Dieu et l’homme, sous la forme de l’icône. Il déclare :
« Les Catholiques croient que le chrétien peut prier au travers des saints, surtout au travers de la Bienheureuse Vierge Marie, et qu’alors leurs prières parviendront au trône de Dieu…en un mot, nous nous servons d’icônes pour prier ; mais nous prions au travers de l’icône, nous n’adressons pas nos prières à l’icône…Puisque nous croyons que ceux qui sont morts dans la foi dès maintenant dans l’éternité avec Dieu. Prier au travers de l’icône d’un saint revient simplement à demander à l’un de ces amis de prier pour moi »
C’est très exactement de cette question que traite le chapitre 32 de l’Exode, dans lequel on voit Aaron fabriquer un veau d’or pour le faire servir au culte du Dieu Très Saint. Le peuple a supposé qu’il ne rendait pas de culte au veau, mais qu’il se servait de cette image pour rendre un culte au Dieu Saint. Dans Exode 20, versets 4 à 5, Dieu interdit explicitement de fabriquer de telles images : nous avons très grand besoin aujourd’hui de revenir à ce chapitre. Mais Tony Jones dit que nous sommes parvenus à l’époque post-moderne, ce qui signifie en fait une époque où l’Evangile est dépassé ; justifiant l’usage des icônes par des légendes et des traditions catholiques, il donne le conseil suivant :
 Disponible à l’adresse suivante : www.bereanbeacon.org/ )« Pour introduire la prière avec les icônes dans votre culte personnel, le premier pas consiste à vous procurer une icône…Il n’y a jamais d’ombre dans une icône, et le visage du sujet n’est jamais éclairé par une source lumineuse extérieure. C’est l’icône elle-même qui est source de lumière…Une icône ne sert pas à représenter un être humain normal, mais Jésus, ou Marie, ou un saint, en tant que ressuscités » (The Sacred Way, page 103. Nous recommandons à titre d’antidote l’ouvrage de Virgil Dunbar, Christ Can’t be Pictured ‘Il n’est pas licite de faire des images du Christ’.
Ainsi Tony Jones, après avoir tourné le dos à la conviction de péché que procure la prédication de la Parole de Dieu, cautionne l’image (que le Seigneur interdit) en faisant croire qu’elle sera BIENFAISANTE pour la vie spirituelle. Mais le Seigneur, Lui, dit que ceux qui se servent des images sont ceux qui le haïssent, et qu’Il châtiera leur iniquité jusqu’à la troisième et la quatrième génération (voir Exode 20 :4-6).
Dans la postface de l’un et l’autre de ses livres, dans les parties intitulées ‘Comment développer une Règle de Vie’, Jones invite ses lecteurs à placer leur foi dans les exercices religieux :
« Suite à quelque expérience procurée par les pratiques séculaires que décrit ce livre, peut-être déciderez-vous d’incorporer certaines de ces disciplines dans votre Règle de Vie personnelle. Cela pourrait consister, par exemple, à prier deux centaines de la ‘Prière de Jésus’ matin et soir chaque jour. Chaque semaine, vous pourriez observer le Shabbat depuis le coucher du soleil du vendredi jusqu’au coucher du soleil du samedi. Une fois par mois, vous pourriez parcourir un labyrinthe. Une fois par an, pourquoi ne pas faire retraite, et passer deux jours dans le silence ? Jeûnez et faites le Chemin de Croix tous les vendredis pendant le Carême. Tous les dix ans, faites une retraite de 28 jours pour pratiquer les Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola… » (Soul Shaper, page 233).
Une dernière platitude nous appelle à nous identifier à ce que nous ‘ressentons’ :
« …Dans nos ministères, de nombreuses options se présentent à nous. Mais la discipline de vie n’en est pas une. Je veux dire qu’il ne s’agit là non d’une option, mais d’une obligation…Ralentissez. Ecoutez Dieu. Faites silence. Méditez. Faites le Chemin de Croix. Fixez du regard l’icône. Et alors, ne le ressentez-vous pas ? Cette lumière divine du Christ ressuscité qui vacillait au-dedans de vous, la voilà qui peu à peu devient un grand flamboiement… » (The Sacred Way, pages 198 et 199, Soul Shaper, pages 233 et 234)
Devant de telles pratiques, la voix du Seigneur retentit au travers de Sa Parole comme un coup de tonnerre : ‘Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des propos dénués de connaissance ?’(Job 38 :2). En vérité, mieux vaudrait lire ‘Alice au pays des merveilles’ ! Ces idées de Jones ne sont que des inventions humaines, elles ne procèdent nullement des révélations divines que contient la Bible. Ce sont d’arrogantes vanités issues de la tradition catholique romaine : ‘Un tel homme s’abandonne à des visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles’(Colossiens 2 :1Cool. Ces pratiques catholiques traditionnelles que Jones recommande si chaleureusement ont peut-être une apparence de spiritualité, mais tout au long des siècles jusqu’à nos jours, elles se sont révélées trompeuses, et n’ont engendré que de l’orgueil et d’autres péchés. Dans la pratique, Jones nie que Christ soit le seul Médiateur entre Dieu et l’homme. Une des pires manières de dénigrer Jésus-Christ, c’est d’essayer d’introduire quelque autre médiateur entre Dieu et Sa création, et c’est ce que Jones fait sans vergogne. Mais quand les hommes renoncent à reconnaître en Christ l’unique Médiateur, ils sont pris au piège des traditions humaines et de la vaine spiritualité telle que le monde le conçoit : Jones en est lui-même une démonstration. Il donne l’impression que les exercices mystiques font merveille, en cautionnant le mysticisme, l’idolâtrie et les dévotions charnelles du catholicisme, il pourrait facilement ensorceler ceux qui le lisent et cherchent à pratiquer ses enseignements. Toutes ces reliques catholiques, qui selon Jones conviennent à l’époque « post-moderne », sont en contradiction absolue avec la vérité biblique. Le Seigneur commande au chrétien de renverser ‘les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu’, pour amener ‘toute pensée captive à l’obéissance de Christ’(2 Corinthiens 10 :4-5).
Conclusion
Etre en communion avec Dieu, c’est avoir part à la vie éternelle par la grâce, par la foi. On n’accède pas à cette communion-là par l’imagination, par la visualisation, en s’isolant, ou en recourant à quelque formule mystique. Les faux docteurs tels que Tony Jones et Brian McLaren ont tenté de supplanter l’Evangile, séduisant les multitudes par des doctrines qui peuvent conduire les âmes à la damnation éternelle. Le Christ Jésus notre Seigneur nous a avertis : ‘Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens’ (Matthieu 24 :11). Aujourd’hui le mouvement de l’Eglise Emergente regorge de pratiques contemplatives séduisantes. C’est seulement en étant extrêmement attentifs aux enseignements du Seigneur que les chrétiens pourront échapper à la destruction. Le grand danger dans les spiritualités comme celles de l’Eglise Emergente, c’est de remplacer la Parole écrite immuable par l’expérience subjective. Comme d’autres chefs de file de ce mouvement, Jones enseigne que par ‘les pratiques spirituelles’ l’homme peut devenir conscient de Dieu, MAIS IL NE MENTIONNE NI EXIGENCE MORALE, NI LA NECESSITE D’OBEIR AUX COMMANDEMENTS DIVINS. La manière véritable de s’approcher de Dieu consiste à mettre sa confiance dans la vie parfaite de Christ et dans son sacrifice ; elle implique la repentance et le renoncement au péché. Si les Evangéliques suivent l’enseignement de Jones, ils aboutiront inévitablement aux pratiques ascétiques et à l’immoralité, comme il ressort de l’histoire de l’Eglise, et comme peuvent en témoigner ceux qui ont pratiqué ces choses. Le Christ Jésus proclame dans sa Parole : ‘Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende…prenez garde à ce que vous entendez’(Marc 4 :23 et 24). Nous ne devons pas seulement rester fermement attachés à l’Evangile : le Seigneur nous commande aussi de prendre garde à ce que nous entendons. Pour lui demeurer fidèles, il nous faut être attentifs à ce qui se passe autour de nous, et avec diligence demeurer ‘fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Evangile’ (Philippiens 1 :27).

Richard Bennett
Accueil  Haut de page



LA PROMOTION DU CATHOLICISME PAR L’EGLISE EMERGENTE
Richard Bennett
« Depuis le ‘Jesus Movement’ du début des années 1970, aucun autre phénomène chrétien n’a été aussi étroitement lié à la culture qui se veut ‘de pointe’ aux Etats-Unis. De plus en plus d’assemblées rejoignent les rangs de l’Eglise émergente. Elles sont généralement urbaines et très récentes, avec une moyenne d’âge très basse. Peu d’entre elles ont plus de cinq ans l’âge »
Tel est le constat du magazine « Christianity Today », dans son article ‘The Emergent Mystique’ (la mystique émergente.(12-11-O6).
Il s’agit d’un mouvement nouveau qui se répand dans les milieux évangéliques occidentaux. Peu nombreux sont ceux qui semblent comprendre ses procédés fondamentaux. Un examen attentif montre que ce mouvement rejette l’idée qu’une source unique, extérieure à l’individu, puisse permettre de connaître la vérité et la réalité.
L’Eglise émergente replacée dans son contexte plus vaste
Le mouvement de l’Eglise émergente n’a pas surgi du néant et il n’opère pas dans le vide. Pour avoir une vue d’ensemble, il est essentiel de comprendre qu’il y a trente-cinq ans, dans ses documents postérieurs au Concile Vatican II, l’Eglise catholique a publié un projet œcuménique non négociable. En voici un passage capital :
« …le dialogue œcuménique ne se limite pas au plan théorique et purement conceptuel : en s’efforçant d’établir une communion plus complète entre les communautés (les églises) chrétiennes pour qu’ensemble elles servent l’Evangile et collaborent mieux entre elles, il sert à transformer les modes de pensée, les comportements, et la vie quotidienne de ces communautés. Par cette voie, peu à peu, après avoir surmonté les obstacles qui empêchent la parfaite communion ecclésiale, se trouveront rassemblés par une célébration eucharistique unique, dans l’unité d’une seule et unique Eglise, tous les chrétiens. Cette unité, le Christ l’a accordée à son Eglise dès le commencement. Nous croyons qu’elle subsiste de façon inamissible dans l’Eglise catholique… »
(Traduit de : Vatican Council II, Document n° 42)
Ainsi, au lieu de rechercher une unité fondée sur le vérité, une fois de plus la Papauté cherche à entraîner les autres dans le compromis pour les conformer à elle-même, dans une unité purement extérieure et visible. Tel est le contexte d’ensemble dans lequel l’Eglise émergente se situe.
Un homme de l’âge œcuménique
Brian McLaren est le pasteur d’une assemblée non dénominationnelle qu’il a fondée vers la fin de la décennie 1980. Il est le principal porte-parole du groupe « Emergent-US », qui prédomine dans le mouvement de l’Eglise Emergente. A ce titre, il incarne le succès du programme œcuménique catholique, sa stratégie en témoigne. Sa biographie, sur son site Internet, indique qu’il a obtenu une licence et une maîtrise d’anglais à l’Université du Maryland. Il ne possède aucun diplôme officiellement décerné par un séminaire, mais a reçu en 2004 un doctorat de théologie honoris causa du Séminaire Théologique Carey de Vancouver en Colombie Britannique au Canada. Il s’intéresse, entre autres sujets, ‘au théâtre médiéval, aux poètes romantiques, à la littérature philosophique moderne, et aux romans du professeur Walker Percy (un catholique romain)’. C’est ainsi qu’il a été équipé en vue de sa tâche future.
Puisant abondamment chez les écrivains catholiques, surtout chez G.K. Chesterton, auteur de Orthodoxy (G.K. Chesterton (1874-1936) a profondément influencé la littérature du 20ème siècle. Son ouvrage ‘Orthodoxy’ passe en général pour être la pièce maîtresse de son œuvre. A bien des égards, les écrits de McLaren reflètent le pensée et le style de Chesterton, un catholique romain convaincu. les catholiques répandent activement sa pensée sur l’Internet et par les autres médias.
Brian McLaren a rédigé un ouvrage intitulé ‘A Generous Orthodoxy’ (une orthodoxie généreuse). Il va plus loin que Chesterton dans sa critique du calvinisme et dans la caution qu’il accorde au mysticisme. Il présente ce qu’il estime être une toute nouvelle méthode pour connaître la vérité chrétienne. Pour ‘faire passer’ sa façon de voir auprès des Protestants qui ont encore des versets bibliques en mémoire et une Bible à la main, McLaren se place, pour l’essentiel, sur un plan subjectif. Cette tactique subtile fait partie de la méthodologie œcuménique préconisée dans les documents postérieurs au Concile Vatican II, depuis 1970.
L’amertume de McLaren envers son héritage
D’emblée, McLaren qualifie son livre de ‘confession’, ce qui lui permet d’exprimer ses opinions tout en se dispensant de les appuyer sur des arguments rigoureux.(le Cardinal John Henry Newman a fait de même au dix-neuvième siècle dans son célèbre traité ‘Apologia pro Vita Sua’, lequel résume ses arguments sous la forme d’un témoignage personnel. Newman fut d’abord un prélat anglican qui désirait devenir catholique, mais en 1844, le Pape le persuada de rester anglican et d’user de son influence et de son pouvoir au sein de l’Eglise anglicane pour ramener l’Eglise d’Angleterre dans le bercail romain, stratégie qui s’est avérée fort efficace.( Voir l’ouvrage de Walter Walsh, The Secret History of the Oxford Movement (Ed. Swan Sonnenschein & Cie Londres, 1898)
Il(McLaren) déclare:
« Il vous faut savoir que je me montre horriblement injuste dans ce livre qui est totalement dépourvu d’objectivité intellectuelle et d’impartialité ». Pour s’excuser, il invoque son héritage, et poursuit :
« Je suis beaucoup plus dur envers les chrétiens protestants conservateurs détenteurs de ce même héritage, qu’envers qui que ce soit d’autre. Désolé. Constamment je me montre mieux disposé envers les catholiques romains, envers les orthodoxes, et même envers ces terribles libéraux, alors que sans cesse j’envoie des coups à mes frères conservateurs, d’une manière particulièrement agaçante, on pourrait même dire dépourvue de GENEROSITE. Je ne peux nullement prétendre à l’équité ni à l’objectivité »
(Brian McLaren, A Generous Orthodoxy, Ed. Zondervan, 2004, Grand Rapids, MI)
Ainsi l’auteur admet qu’il éprouve de l’amertume envers son héritage protestant conservateur, en raison du contexte personnel dans lequel ‘A Generous Orthodoxy’ a pris naissance. De nombreux admirateurs saluent, dans ce livre, un ‘manifeste’ de l’Eglise émergente, alors que cet ouvrage s’inscrit dans le mouvement œcuménique de l’Eglise Catholique, à l’heure où la Papauté cherche à restaurer son empire politique perdu, c’est-à-dire le Saint Empire Romain qui lui a échappé il y a trois siècles et demi suite à la Réforme. Puisque la Papauté raisonne en termes de siècles (Un exemple frappant des projets à long terme de la papauté est le ‘Mouvement d’Oxford’, visant à reprendre l’Angleterre après la défection d’Henri VIII au 16ème siècle. Le plan fut mis en place en 1844, John Henry Newman étant l’homme-clé dans l’Eglise d’Angleterre, pour ramener cette institution vers la catholicisme et refaire de l’Angleterre un pays catholique. Au sein de l’anglicanisme, Newman fonda ce qu’on appelle le groupe ‘anglo-catholique’. Wescott et Hort en faisaient partie. Ce mouvement continue de se développer sous d’autres appellations. En Allemagne, la Fédération Luthérienne tomba dans un piège comparable en signant le Concordat du 31 octobre 1999 à Augsbourg. Quatre cent quarante ans plus tôt, c’était la signature du Traité d’Augsbourg par lequel l’Allemagne ratifiait la Paix de Passau de 1552. Ce traité mettait en place la Réforme en accordant aux Eglises protestantes allemandes tous leurs droits et tous leurs biens, dans une totale indépendance par rapport au Pape. La question centrale, à l’époque, était la justification par la foi seule, que Martin Luther avait si clairement expliquée le 31 octobre 1517. La question centrale du Concordat de 1999 était la même, mais il fut alors déclaré que la Réforme avait été une erreur, et que Luthériens et Catholiques partagent maintenant la même foi quant à la justification. Rien ne pourrait être plus loin de la vérité, mais après trente ans de dialogue avec les catholiques, les Luthériens ont renoncé à leur position historique au sujet de cette vérité biblique. Le Concordat du 31 octobre 1999, revenant sur les positions prises par Luther le 31 octobre 1517 où le Traité d’Augsbourg de 1555 avait accordé la liberté de culte aux protestants. A la lumière de ces faits historiques, comment croire que ces dates et ce lieu sont dénués de signification ?) et non de décennies, ce n’est nullement une exagération de penser que d’une façon générale, dans le monde protestant, Brian McLaren et Rick Warren rendent de grands services au Papa.
Selon McLaren, ce livre s’adresse en premier lieu à ceux qui sont sur le point d’abandonner le christianisme ; il les encourage à n’en rien faire. Mais pour cela, il commence par insulter la manière dont Protestants et Pentecôtistes conservateurs présentent Jésus et insistent sur le salut individuel, sur la nécessité d’avoir ‘un Sauveur personnel’. Ensuite il les encourage à considérer sa définition du « Jésus » catholique, qu’il associe à la ‘théologie de la libération’ et aux ‘Jésus’ des libéraux protestants. Ensuite, McLaren a l’audace de donner une définition nouvelle du Dieu Saint. Pour ce faire, il distingue entre le ‘Dieu A’ et le ‘Dieu B’, comme cela se fait dans la controverse actuelle sur la masculinité ou la féminité de Dieu. Il écrit :
« Pensez à ce que serait l’univers s’il avait été créé par le Dieu A, il se caractériserait par la domination, le contrôle, les limitations, la soumission, l’uniformité, la coercition. Pensez maintenant à ce qu’il serait s’il avait été créé par le Dieu B, ce serait un univers d’interdépendance, de relations, de possibilités, de devenir, de nouveauté, de réciprocité, de liberté »
(page 76)
Ce contraste fictif pousse le lecteur à choisir entre deux conceptions parfaitement subjectives d’un dieu imaginé par McLaren. Cela montre que pour McLaren, le critère de la vérité est sa propre théorie actuelle, et non pas la Parole infaillible de Dieu.
Une tactique pernicieuse et injurieuse
McLaren fait également savoir à ses lecteurs :
« Comme dans la plupart de mes autres ouvrages…je me suis donné du mal pour être provocateur, narquois, et obscur et pour montrer qu’à mon avis, la clarté est chose surestimée »
(A Generous Orthodoxy, pages 22 et 23)
De plus, dit-il, c’est tout à fait intentionnellement qu’il a cherché à scandaliser, à opacifier, à s’amuser, à intriguer (ibid.)
Son style rappelle souvent celui du catholique G.K. Chesterton. après avoir posé, en guise de tremplin, le principe du subjectivisme et de la permissivité, McLaren expose sa conception du christianisme dans la partie la plus importante du livre intitulée ‘Le chrétien que je suis’. En fait, il veut être une multitude de chrétiens en même temps.
Sa stratégie est en général une attaque acrimonieuse contre les Protestants conservateurs. Il attribue à ce groupe une préoccupation majeure qu’il choisit lui-même avec soin, puis il donne sa propre définition des termes caractérisant le groupe en question. Ensuite il s’appuie sur sa nouvelle définition (qui en général est presque à l’opposé de la définition originale), pour déclarer qu’il fait lui-même partie de ce groupe, se disant notamment ‘calviniste ou fondamentaliste’, ‘méthodiste’, ‘évangélique’, ‘charismatique et contemplatif’, ‘libéral et conservateur’, ‘catholique’, ‘vert’,’biblique’, ‘anabaptiste, anglican’, ‘mystique et poète’, ‘ayant le sens de l’incarnation’, ‘attaché aux missions’, etc.
Par exemple, il définit les calvinistes par les ‘cinq points du calvinisme’(voir www.chez.com) qui lui font manifestement horreur. Ensuite il fait une parodie de ces cinq points, en leur donnant sur toute la ligne un sens autre que leur sens habituel : puis, s’appuyant exclusivement sur sa propre redéfinition, il se déclare calviniste.
Les « fondamentalistes » sont un autre groupe qu’il a en aversion, ces ‘fondamentalistes combatifs’, dont il ne retiendra que la combativité. Il déclare ensuite que ce mot est un héritage légitime qu’il tient d’eux : Il va donc ‘combattre’ pour sa propre cause, en se qualifiant de ‘fondamentaliste’, alors qu’en fait il combat pour une cause diamétralement opposée à celle des fondamentalistes. Il se décrit donc comme ‘fondamentaliste et calviniste’, mais sous sa plume, ces mots veulent dire le contraire de leur sens habituel. On voit donc à quel point sa méthode anti-biblique engendre à dessein la confusion et la division. En revanche, McLaren ne modifie pas radicalement la définition des groupes qui lui plaisent, par exemple les Protestants libéraux, les Catholiques, les mystiques et les écologistes. Il se réclame de tous ces groupes, sauf du catholicisme romain. Il a une bonne raison : puisqu’il se veut ‘post-protestant’, dans le débat œcuménique il veut conserver un droit légitime de protester. Mais il ne proteste pas contre le catholicisme romain, et il n’est pas protestant au sens historique du mot : Il proteste contre les Protestants conservateurs d’aujourd’hui. Il s’avère que dans presque tous les chapitres, ses principales sources d’autorité sont catholiques et qu’il se réfère très souvent à G.K. Chesterton.
Relativisme et compromis
Quoique McLaren se défende d’être relativiste, il se contredit par des raisonnements tels que celui-ci :
« Comment sait-on si une chose est vraie ?…On commence par s’impliquer dans des PRATIQUES spirituelles, comme par exemple la prière, la lecture de la Bible, le pardon, ou le service. On observe ce qui se produit alors, et on reste ouvert à L’EXPERIENCE. Pour finir, on fait part de son expérience à d’autres personnes engagées dans une spiritualité, pour connaître leur DISCERNEMENT, pour voir si elles confirment ou non ces découvertes »
(McLaren, A Generous Orthodoxy, page 199)
Ailleurs, McLaren redéfinit la théologie. Pour cela, il puise abondamment dans les idées de Vincent Donovan, un prêtre catholique missionnaire. Donovan avait conclu que la ‘praxis’ (la pratique) doit prendre le pas sur la théologie et que sa théologie découlerait de la théorie qu’il tirerait lui-même de son expérience auprès des païens.(McLaren, page 92)
McLaren élargit cette définition de Donovan (et aussi d’autres) pour aboutir à la formule suivante : ‘La missiologie (l’étude des missions) ne procède pas de la théologie : La théologie, c’est l’Eglise en mission, réfléchissant à son message, à son identité et à sa signification’(McLaren, page 105) McLaren donne là une nouvelle définition de la théologie. En un mot, pour lui la mission détermine la théologie, ce n’est pas la théologie qui détermine la mission. Son critère est pragmatique : ce critère n’est plus l’autorité absolue de l’Ecriture, mais ce qui marche bien. Mais le Seigneur Jésus-Christ lui-même déclare que ‘L’Ecriture ne peut pas être anéantie’(Jean 10 :35). ‘Ma Parole n’est-elle pas comme un feu…oracle de l’Eternel- Et comme un marteau qui fait éclater le roc ? (Jérémie 23 :29). Voir dans la théologie un simple aspect de la mission chrétienne, c’est nier radicalement qu’il y ait une vérité absolue dans l’Ecriture. Comme les existentialistes qui l’ont précédé, de toute évidence McLaren nie la foi biblique.
De l’eau au moulin du relativisme
McLaren désavoue également l’autorité biblique quand il déclare :
« Les premiers Protestants (les tenants de la Réforme au 16ème siècle) ont transféré le centre, le pivot de l’autorité de l’Eglise vers la Bible…grandement aidés en cela par l’invention de l’imprimerie. Mais la Bible demandait une interprétation humaine, ce qui posait problème… »
(McLaren, pag


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 1 Juin - 05:43 (2008)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    FAUSSE RELIGIONS et SECTES et LIBRE-PENSER...ETE VOUS EN QUETE DE VERITE? Index du Forum -> . -> CATHOLIQUE ROMAIN Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  


Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Thème Designed by The SoSophpBB Team © 2002
Traduction par : phpBB-fr.com