FAUSSE RELIGIONS et SECTES et LIBRE-PENSER...ETE VOUS EN QUETE DE VERITE? :: Constantin, l'homme divin de l'Empire et fondateur du Catholique Romain
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Constantin, l'homme divin de l'Empire et fondateur du Catholique Romain

 
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La Bible Parole de DIEU
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PostPosted: Wed 4 Jun - 18:02 (2008)    Post subject: Constantin, l'homme divin de l'Empire et fondateur du Catholique Romain Reply with quote

Constantin, l'homme divin de l'Empire et fondateur du Catholique Romain
Constantin, Chef de l'Eglise catholique 

      Constantin prit en 307 le titre de Pontifex Maximus, charge exercée par Jules César et chaque Empereur après ce dernier. Les Pontifes constituaient le collège de prêtres le plus important "Dictionnaire de l'Antiquité" -Université d'Oxford Editeur Robert Laffont -Paris
Article Pontifex Page 800,leur                                                  groupement compta jusqu'à seize membres sous Jules César. Ils incarnaient la tradition religieuse et organisaient le culte public; ils fixaient les jours fastes et néfastes, ainsi que le calendrier des fêtes; ils gardaient aussi les archives des principaux événements de l'année. Le nom de pontifes donné à ces prêtres tenait, selon Varron le plus instruit des Romains d'après Cicéron, au travail de reconstruction en bois du pont Sublicius, le seul pont de Rome pendant plusieurs siècles, travail ponctué de rites religieux. Le Chef du collège, ou Pontifex Maximus, contrôlait l'ensemble de la religion publique et prenait le pas, en ce domaine, sur le "Rex Sacrorum".
      Comme le pont Sublicius fut emporté par une violente crue du Tibre en l'an 69 de notre ère, le maintien de l'appellation dans la titulature impériale engendra une allégorisation, conforme à la théologie royale décrite dans 1" "Hermes Trismégiste" à la fin du IIème siècle "Cf. A.J.Festugière "La révélation d'Hermès Trismégiste" Editeur Les Belles Lettres - Paris - Tome l -Pages 324 et suivantes"            
. Le prince, roi ou empereur, était définitivement d'origine divine; "dernier des dieux et premier des hommes", il s'établissait comme le grand intermédiaire, comme le grand pont, entre la divinité et la population de son royaume. Dans l'Empire romain, nul ne pouvait douter de la sacralité de l'Empereur, célébré comme un dieu, divus, après sa mort par le Sénat.
      Constantin pour sa part condensait à son époque, par son titre de Pontifex Maximus, toute la sacralité de la religion publique romaine, manifestant ainsi son origine céleste. La preuve certaine en résidait dans les visions "divines" annonciatrices de victoires, qu'il avait reçues au moins en deux occasions:
          - la première fut une vision d'Apollon en 309, qui lui valut de remporter une importante bataille en Gaule.
          - la deuxième, consista,selon Eusèbe de Césarée, dans la vision du chrisme qu'il arbora sur ses étendards au pont Milvius le 28 Octobre 312.
       Ce sigle permit à ses troupes de rester groupées dans une bataille à l'issue fort douteuse, où s'affrontèrent Romains contre Romains, habillés et armés de la même manière, les adversaires se distinguant difficilement les uns des autres. Le chrisme, en signe de ralliement, permit aux troupes constantiniennes de maintenir leur front, de rester soudées, et de remporter une victoire décisive, à la suite de laquelle l'Auguste Constantin se nomma Empereur d'Occident.
      Déjà en 272, l'Empereur Aurélien (270 275) dans sa campagne contre Zénobie, reine de Palmyre, avait été gratifié dans son sommeil d'une vision du dieu d'Emèse en Syrie, le Sol invictus, autrefois célèbré par Héliogabal (218 -222). Il avait obtenu grâce aux renseignements divins de battre Zénobie et de redonner à l'Empire son Unité et grandeur anciennes.
       Nul, donc, ne pouvait mettre en doute l'appui divin dont bénéficiait Constantin, cet appui témoignant, assurément, de son origine céleste. Un seul compétiteur se déclara son égal, en tout : Licinius. Mais il ne suffisait pas à ce dernier d'orner ses bannières du chrisme constantinien pour gagner les batailles et prétendre ainsi à une ascendance "sacrée". La guerre dura 10 ans entre les deux postulants au titre suprême de seul Empereur des Romains. La loi des armes intervint comme une ordalie, un jugement de Dieu, et fit triompher Constantin en 324, en attestant devant tous son origine divine.
      Le chrisme proclamait non seulement cette origine, mais, bien plus, l'exclusivité de celle-ci. Par ses monnaies, ses médailles, ses bannières, Constantin était déclaré, en effet, 0 Christos, c'est-à-dire le seul béni de Dieu, l'unique représentant d'une divinité qu'il devait faire déclarer unique par le Concile de Nicée en 325.
       Auparavant, celà aurait semblé totalement impossible que des Chrétiens en viennent à vénérer en la personne d'un Empereur le représentant unique du Dieu unique, qui concurrençait leur Sauveur.Constantin, depuis 307, et surtout après 313, avait pu non seulement faire cesser les persécutions dans son royaume, mais combler de généreuses subventions les communautés chrétiennes reconstituées dans les villes; il s'était acquis par sa générosité politique l'attachement des fonctionnaires-esclaves "lettrés", qui exerçaient une si forte influence sur les masses serviles et prolétariennes urbaines. En rétablissant les lieux de réunions des Chrétiens, en dotant les basiliques et collégiales d'un riche patrimoine, en autorisant enfin un culte public et officiel de la nouvelle religion, Constantin était devenu son fondateur véritable, le Christ-Dieu des Chrétiens.
      Loin de contester sa divinité, les évêques chrétiens devinrent ses sujets fidèles et empressés, soumettant leurs querelles "doctrinales" à l'arbitrage final de l'Empereur-Dieu. Un siècle plus tard, les esclaves chrétiens apprendront que leur état de servitude manifestait une grâce providentielle (7) Cf. G.Alberigo "Les Conciles oecuméniques" - Editeur Le Cerf - Paris Tome l - L'Histoire - Page 23
           "Le Pontifex Maximus sera l'image du souverain qui passera dans le christianisme"
LA CONVERSION A CONSTANTIN

     La persécution de Dioclétien à partir de 303 précipita l'évolution jusqu'à son terme en 313, pour l'Occident; la raison se situe en la différence de nature entre cette opération et les deux persécutions précédentes: celle de Dèce en 250, et celle de Valérien en 257. Le but poursuivi était assurément identique: renforcer l'unité de l'Empire en demandant aux citoyens de manifester leur soumission à l'Empereur par un geste indiqué. Toutefois, les décrets de Dèce et Valérien ne touchaient que la population des citoyens de droit; les esclaves n'étaient pas concernés; le cas de Blandine, sous Marc-Aurèle en 177 à Lyon, constitue une exception. Dioclétien y ajouta une censure très sévère à l'encontre des livres "sacrés" chrétiens dont les esclaves fonctionnaires "lettrés" étaient à la fois, les rédacteurs, les lecteurs et les conservateurs. Ils étaient donc pour la première fois directement menacés dans leur vie.

     Le départ de Dioclétien en 305 ne modifia en rien la situation. Dans le cadre institué par lui du partage du pouvoir, Constantin fut nommé "Auguste" par son père Constance Chlore, qui décéda à York en Juillet 306. Par ailleurs, Maxence, fils de Maximien, déçu du sort qui lui fut réservé, se révolta et se proclama Empereur à Rome le 28 Octobre 306; il reconnut Constantin comme "Auguste". Constantin vécu entouré de sa cour à Trèves, principalement, jusqu'en 312; il traversa alors les Alpes et battit les armées de Maxence; il se présenta devant Rome à l'automne. Maxence mourut dans l'écroulement du pont Milvius le 28 Octobre 312 au terme de la dernière bataille qui l' opposa à Constantin. Celui-ci prit le titre d' Empereur d' Occident; la persécution anti-chrétienne cessa définitivement dans cette partie de l'Empire au début de l'année 313.

     Que s'est-il passé de 306 à 313 ? Nous sommes d'autant moins enclins à constater une "Conversion" de Constantin à 1a religion chrétienne, qu'il se désigna dès l'année 307 comme Pontifex Maximus, signifiant ainsi son origine divine et son rôle d'intermédiaire naturel entre les dieux et les hommes. Constantin ne fut assurément pas l'homme décrit par les hagiographes chrétiens, Eusèbe de Césarée notamment. Leurs louanges démesurées exprimaient leurs remerciements et simultanément sollicitaient des gratifications plus substantielles de la part de l'Empereur.

     Constantin était reconnu comme un chef militaire doué, mais aussi comme un manipulateur déterminé et sans scrupule (6), donc un homme très intelligent. La persécution-censure de Dioclétien tendait, à terme, à priver l'Administration impériale d'un grand nombre de ses fonctionnaires, elle conduisait à une impossibilité de gouverner. Il fallait, donc, non pas chercher à abattre l'obstacle représenté par la religion chrétienne, mais le contourner et l'assimiler. En outre, une reconnaissance de la primordialité du travail servile pour l'économie de l'Empire pouvait aisément confirmer Constantin dans sa première réflexion relative aux fonctionnaires; il devenait urgent, politiquement parlant, de s'assurer l'appui des Chrétiens, dont pratiquement tout dépendait. La nature étroitement hiérarchisée des organisations chrétiennes constituait, en outre, un atout potentiel important pour toute personne, affamée de pouvoir, qui saurait faire de ce conglomérat d'associations un parti politique unique.

     Il ne s'agissait pas de supprimer l'esclavage, cette pensée mettra 15 siècles à mûrir après Constantin. Il fallait faire accepter leur état de servitude par les intéressés pour le plus grand bien de l'Empire.

     La vie entière de Constantin fut dominée par une seule passion, celle du pouvoir, qui le conduisit à mener des guerres incessantes contre ses rivaux jusqu'en 324, date de sa victoire définitive à Chrysopolis sur Licinius. Il s'était fait le seul Maître de l'Empire romain. Il fit tuer Licinius en 325, malgré sa promesse de le laisser vivre comme un citoyen ordinaire. Licinius avait été son adversaire le plus déterminé, prétendait égaler Constantin en tout, et arborait le chrisme sur ses étendards, bien que persécutant les Chrétiens.

     En 326, à Pula en Istrie, Constantin assassina, ou fit assassiner, son propre fils Crispus né d'un premier mariage. Crispus avait joué un rôle majeur dans la guerre contre Licinius. Constantin prit prétexte d'un adultère pour se débarrasser d'un adversaire potentiel. Sa seconde épouse; Fausta, fut "suicidée" dans un bain trop chaud, disait-on, de peur qu'elle ne dévoila les raisons véritables de l'assassinat de Crispus. Bref, l'homme était véritablement affolé par le pouvoir, et les mesures prises en faveur des Chrétiens résultaient d'une politique choisie pour assurer à Constantin le concours d'une minorité urbaine importante et active.

     Du côté chrétien, notamment du côté des fonctionnaires "lettrés", la persécution de Dioclétien entraîna des conséquences comparables à celles des persécutions précédentes; il y eut très peu de "martyrs" véritables et les bibliothèques de livres "sacrés" furent pratiquement toutes détruites; l'impératif était de vivre. Aussi bien, la tièdeur remarquée mise par Constantin dans l'application des mesures ordonnées par Dioclétien ( les destructions massives de livres permettant de sauvegarder les vies) fut-elle ressentie comme une sorte "d'ouverture de discussion" propice à des alliances secrètes.

     En toute hypothèse, Constantin ne pouvait se "convertir" à aucun autre dieu. que lui-même; détenteur suprême d'un pouvoir totalitaire et théocratique, il s'est considéré dès l'année 307 comme Pontifex Maximus, c'est -à-dire d'origne solaire, de la famille du Sol invictus; c'est en divinité solaire qu'il fut statufié à Constantinople, de son vivant, son effigie en haut d'une colonne de pierre rouge éclairant de ses rayons l'intégralité de l'Empire. Il était Christos, l'oint de Dieu; le chrisme sur ses bannières, monnaies et médailles, proclamait en signe de ralliement qu'il était dans l'Empire le représentant unique du Dieu unique auquel chacun devait obéissance.
     Après sa mort, sa divinisation par le Sénat romain complèta les cérémonies de son enterrement.. Son sarcophage fut déposé au centre de l'église des Saints Apôtres à Constantinople, qui abritait douze faux sarcophages symbolisant les douze divinités zodiacales; cette église avait été édifiée par Constantin pour lui servir de mausolée. L'emplacement de son sarcophage au centre du monument manifestait son statut de dieu-solaire, éclairant le zodiaque tout entier.

     Les Chrétiens, et d'abord les fonctionnaires-esclaves "lettrés" très influents dans la masse servile, étaient trop conscients de ce qu'ils devaient à Constantin pour ne pas se sentir liés à lui, non par une simple obligation d'obéissance, mais par un sentiment nouveau de reconnaissance appelant leur dévouement. Ce dévouement signait une sorte de "trahison des clercs", dévoyant, par un retournement complet, l'opposition originelle à la Société romaine en un appui éclairé et actif aux structures impériales. Ils devaient à Constantin non seulement la vie, mais le maintien des avantages liés à leur fonction, en particulier leur salaire.

      De plus, s'ils avaient toujours rêvé d'un Sauveur Unique, image magnifiée de Spartacus impérator divin, ils n'avaient jamais décrit ce Sauveur comme un Christos. Qu'aurait bien pu signifier la bénédiction de leur Dieu par ce dieu lui-même! Ce qualificatif ne pouvait s'appliquer qu'à un homme représentant la divinité du fait de son pouvoir, c'est-à-dire à un Roi ou à l'Empereur des Romains et non à Dieu lui-même. Dans la mesure où Constantin se proclamait le Christ du Dieu Unique, les Chrétiens ne disposaient d'aucun contre-argument, puisque ce Dieu Unique pouvait parfaitement s'identifier à leur Sauveur Unique. Le qualificatif de Christos, employé déjà par Euripide au Vème siècle avant notre ère, n'avait aucune consonnance chrétienne; Licinius arborait le chrisme sur ses étendards, et persécutait les Chrétiens dans lesquels ils voyait des agents de Constantin.

     En définitive, il y eut
dune conversion chrétienne à la christianisation constantinienne, transformée tardivement par les hagiographes christianistes en une conversion de Constantin à la religion chrétienne. La preuve en fut que l'Empereur présida personnellement à l'organisation et à la vie de l'Eglise, vie qu'il facilita par des subventions généreuses et des constructions d'édifices ( les basiliques ou maisons de l'Empereur devinrent les plus anciens monuments de l'Eglise romaine) Dès qu'il fut devenu, en l'an 324,le seul Maitre de l'Empire, Constantin en fit un corps constitué autour d'une doctrine commune, élaborée sous sa direction au premier Concile de Nicée en 325, dont les décisions furent publiées comme lois de l'Etat. Pour ne pas modifier les habitudes séculaires., on continua d'appeler chrétiens ceux qui étaient devenus christianistes. Constantin fut statufié jusqu'au Xllème siècle de notre ère, au-dessus des porches de nombreuses églises romanes, comme le fondateur de cette religion.

     La christianisation de l'Empereur devenait le culte de l'Empereur, le summum du culte impérial, tel qu' aucun empereur avant Constantin n'avait osé en rêver. C'était la religion du Pouvoir, donc de l'obéissance pour tous les Romains transformés en fidèles.
     Certes, une évolution se produisit après la mort de Constantin. Le Dieu Unique devint son hypostase céleste "l'Empereur céleste et Seigneur de Majesté", comme le proclama le quatrième Concile oecuménique de Constantinople en 869. Déjà, en 382, l'Empereur d'Occident âgé de moins de 20 ans, Gratien, avait abandonné son titre de Pontifex Maximus, à la suite des vives pressions exercées sur lui par Ambroise, évêque de Milan. Le titre fut récupéré par Léon 1er. évêque de Rome en 440. Ambroise jugea Théodose le Grand Empereur d'Orient pour le génocide de Thessalonique, et le fit s'agenouiller devant lui à Noël 390 en recevant l'assurance de la persécution des "païens". La religion romaine causait ainsi ses premiers ravages cachant, sous les fastes de ses rituels, l'acuité des volontés de puissance en lutte pour l'exercice du pouvoir. Enfin, consécration dernière, en 754 -756, Etienne II fonda les Etats pontificaux en se proclamant, même si faussement, l'héritier de Constantin. Depuis lors, aucun pape romain n'a renié cet héritage; en tant que Vicaire du Christ, chaque nouveau pape, vêtu de blanc et or éclatant, se proclama le nouveau Soleil, le nouveau représentant de Constantin, affirmant ainsi sa volonté d'édifier un gouvernement universel des corps et des esprits.

Constantin, Chef de l'Eglise catholique

      A l'évidence, aucun évêque chrétien n'osa contester la divinité de Constantin, et lui opposer sa croyance en un autre Sauveur. Trop englués dans leurs querelles "doctrinales", animés d'un esprit sectaire qui les dressait souvent les uns contre les autres, prêts à tous les faux pour discréditer l'adversaire, ces évêques recevaient avec béatitude les dons de l'Empereur, non seulement le don de la vie par l'arrêt des persécutions, mais aussi des compensations pécuniaires importantes aux dommages subis antérieurement, des immeubles, des terres patrimoniales, la reconnaissance officielle de leur culte.
      Bref, ils passaient sans transition du stade d'associations étroitement surveillées,c'est-à-dire suspectes, agglomérées en un mouvement potentiellement dangereux pour l'ordre public, à celui d'une Eglise unitaire sinon unique, sous la direction effective de Constantin. Cette Eglise devint un objet de la politique de l'Empereur, qui la regarda: "comme un élément fondamental de son projet de gouvernement" (Cool.
      Constantin n'avait qu'un seul but, une seule passion: le Pouvoir; c'est-à-dire l'unification de l'Empire de plus en plus étroite par le culte de plus en plus répandu de sa personne. Possèdant à la fois une autorité temporelle et une autorité spirituelle sans égales, il fonda véritablement le Césaro-papisme; il statufia en lui-même le modèle futur du Pape romain, qui ne se réclamera jamais ni de l'Ecriture "sacrée" chrétienne, ni de la Tradition apostolique pour asseoir son Pouvoir, mais uniquement d'un héritage, supposé, de Constantin.
       Nous n'avons pas à nous étendre sur l'activité des évêques chrétiens habituels usagers de la poste impériale, devenus des agents de propagande du culte constantinien. Nous retiendrons de l'exercice du Pouvoir temporel trois faits majeurs établis par des constructions "sacrées" :
           -A Constantinople, nouvelle capitale de l'Empire, d'une part l'édification, au centre- ville, d'une statue monumentale sur un pylône de pierres rouges représentant Constantin en divinité solaire illuminant de ses rayons la totalité de l'Empire; d'autre part la construction de son mausolée dit Eglise des Saints Apôtres, où son sarcophage allait trôner au centre de l'édifice, tel le Soleil éclairant tout le Zodiaque symbolisé par 12 faux sarcophages tenant place des 12 divinités zodiacales. Ces constructions témoignaient assurément de la vénération, voire adoration, que la population de l'Empire portait à l'Empereur, et en  même temps de la conscience que celui-ci possèdait de sa propre divinité.
           -A Rome, l'ancienne et glorieuse capitale, l'édification de la grandiose basilique chrétienne du Vatican, commencée vraisemblablement en 322 et terminée en 349 sous Constant, fils de Constantin. Cette église majeure reçut des reliques dites de Pierre, le premier des Apôtres selon la Tradition, et devint dès après l'achèvement des travaux un lieu de pélerinages très fréquenté (9). La basilique vaticane était située hors des Murs d'Aurélien, sur l'emplacement d'un cimetière et du temple de Cybèle et d'Attis; les prêtres du culte métroaque y vaticinaient. La vie de Pierre relève principalement du "Liber pontificalis" hagiographie tardive qui ne possède aucun caractère historique fondé. Le Vatican devait devenir plus tard le centre du Christianisme romain.
            -A Jérusalem, la construction d'une basilique à l'emplacement du temple d'Aphrodite élevé par Hadrien en 135 à Aelia Capitolina. Par celle-ci, Constantin officialisait l'appropriation chrétienne de la Septante, selon le principe: "Je suis leur chef, il faut que je les suive"; il créait virtuellement les Lieux Saints chrétiens en permettant aux futurs évangélistes, copistes, correcteurs, glossateurs etc... , de situer en Galilée la vie terrestre de leur Sauveur.

     En définitive, Constantin, par ses principales actions de bâtisseur, créa pour une durée indéterminée la géographie religieuse du Christianisme catholique étendu à l'Empire dans sa totalité.
       Mais son action dans le domaine doctrinal et "spirituel" fut encore bien plus décisive.
      Il fut incontestablement le Chef des chrétiens; chaque évêque reconnut son autorité et chaque Concile se tint sous sa direction effective:
          - d'abord, le Concile d'Arles en 314 réuni pour tenter, en vain, de mettre fin au schisme donatiste;
          - ensuite, le Concile oecuménique de Nicée, rassemblant 318 pères venus de tous les horizons de l'Empire pour résoudre la question arienne et définir la doctrine unique d'une Eglise Unique,Catholique et Apostolique, doctrine condensée en un "Credo" récité encore par les Chrétiens d'aujourd'hui.
        Ce Concile,réuni au palais impérial de Nicée le 20 Mai 325, dura plusieurs semaines et se termina vraisemblablement le 19 Juin (ou 25 Juillet). Non seulement Constantin présida la séance inaugurale, mais aussi tous les débats relatifs à des questions doctrinales; les autres sessions se placèrent sous la direction d'Ossius de Cordoue, son homme de confiance.
        Les décisions du Concile furent diffusées par une lettre de Constantin, dans laquelle il exprimait sa joie: "pour l'unité retrouvée de la foi" (10). Les décrets du Concile reçurent force de loi d'Etat. Ainsi s'établissait le Régime de "Chrétienté" avec son interpénétration toujours plus étroite de l'Eglise et de l'Etat (10) L'Eglise devenait l'Administration religieuse de l'Empire; catholique, puisque son action s'exerçait sur toute l'étendue du territoire romain; apostolique,puisqu'elle prétendait à un lien direct avec son Sauveur autrefois incarné. L'Eglise était une organisation de langue grecque ayant sa capitale à Constantinople,et non plus à Rome; les Actes du Concile de Nicée furent traduits du grec en latin avec deux siècles de retard, en 525 environ par Denys le Petit. En tant qu'Administration impériale, l'Eglise n'agissait que pour le bien de l'Empire, c'est-à-dire le renforcement de son unité autour de la personne de Constantin, dont elle propageait le culte.

     Il s'instituait donc une religion du Pouvoir servie par les Chrétiens, qui identifiaient totalement leur Sauveur avec Constantin-Christ, suivant la doctrine exprimée par le "Credo" nicéen. Cette doctrine établissait, d'emblée, l'unicité de Dieu, ce qui constitua à l'époque une véritable révolution politico-religieuse.L'Empereur Auguste, en son temps, se réclamait d'une origine vénusienne en tant que membre de la famille des Julii, mais aussi d'une ascendance directe apollinienne par sa mère Attia. Cependant, d'autres Romains pouvaient, en même temps, se prévaloir d'une autre origine "divine" : Mars, Hercule, Nérée, Aphrodite etc... Auguste, quoique d'origine "sacrée" et Pontifex Maximus, n'était pas le seul descendant "divin", et sa sacralité n'était confirmée qu'éventuellement par le Sénat romain, après sa mort. L'unicité du dieu nicéen effaçait d'un coup toutes les divinités antérieurement adorées pour ne laisser subsister que le Dieu-Père de Constantin, qui sur terre, en tant qu'Empereur, constituait son seul Christ. Plus précisément, Constantin, statufié en dieu vivant, représentait la nouvelle incarnation du Fils Unique du Père Unique, après une première vie terrestre en un temps indéterminé; venu pour sauver les Chrétiens des menaces mortelles de Dioclétien et les établir en un état de paix et de bonheur, comblés de richesses, triomphant de leurs oppresseurs par l'officialisation de leur culte chrétien, et une prochaine "révolution culturelle". Dans sa première vie terrestre, le Sauveur chrétien, vivant en Palestine selon les indications de la Septante, répondait au nom de Jésus; celui de Seigneur Jésus- Christ signalait clairement l'identification de ce Sauveur et de Constantin.
     De fait, après Constantin, aucun Empereur à Constantinople ne se verra "divinisé" de son vivant; bien plus, à partir de Justinien (527 -565), certains documents officiels firent apparaître le visage du Christ en image clipéata entre le portrait de l'Empereur et celui de l'Impératrice. L'Empereur sera déclaré "Ami très cher du Christ"; le Christ sera désormais l'hypostase céleste de Constantin et sera salué comme "Empereur céleste et Seigneur de Majesté" par le dernier Concile oecuménique tenu à Constantinople en 869.

4      L'Eglise romaine. après la dynastie constantinienne (364 -754)

     Certes, outre la condamnation d'Arius, la doctrine nicéenne fit l'objet de discussions et de transactions. Concernant la première incarnation du Sauveur, les 318 pères furent dans l'impossibilité de dire où et quand Il s'était fait homme, où et comment Il avait souffert, où et comment Il était mort. Cette mort n'était même pas mentionnée, mais sa résurrection, au troisième jour, rappelait trop visiblement la résurrection d'Attis (Papa), célébrée chaque année le 25 Mars après trois jours de deuil, depuis environ six siècles à Rome et dans l'Empire, pour ne pas remarquer une influence exercée par l'ancienne et glorieuse capitale.
     Enorgueillie par une domination multiséculaire du Bassin méditerranéen, allant même très au-delà, l'Urbs ne s'était pas encore convaincue de sa situation de ville-musée; évincée en Occident, depuis le début du IVème siècle, par Milan pour des raisons de stratégie dans la lutte contre les Barbares; bientôt dépassée par la richesse de la nouvelle capitale impériale: Constantinople. Rome redeviendra capitale d'un modeste Etat, l'Etat Pontifical, à sa création par Etienne II, quatre siècles et demi plus tard. Cette ville-musée sera pillée, saccagée, détruite pour partie, plusieurs fois au cours des Vème et VIème siècle, notamment du fait des armées des Wisigoths, Vandales, Ostrogoths, tous chrétiens, mais ariens, évangélisés après Nicée par un évêque nommé Wulfila, chassé par les Chrétiens orthodoxes, réfugié dans les régions lointaines occupées par ces Barbares.
     Il fallut donc 450 ans pour que l'Evêque de Rome, primus inter pares, puisse imposer, à travers des événements tragiques, sa prééminence à tous les évêques italiens, et progressivement, au-delà, aux évêques de la Gaule, de la Bretagne, de l'Allemagne et de l'Espagne non musulmane; à une Europe occidentale, reste très appauvri de l'immense Empire romain, dont l'Eglise chrétienne constantinienne, dite catholique, avait été l'agent unificateur. Catholique, elle ne le sera plus jamais; cet adjectif traditionnellement accolé à son nom manifestera une volonté de puissance toujours active, et dangereuse.
      L'histoire de l'institution de la prééminence romaine fut concrétisée principalement par trois évêques: Ambroise, Léon 1er., Grégoire 1er. dit le Grand. Mais avant d'évoquer l'action de ces trois personnages, il convient de caractériser la pratique religieuse chrétienne de ces quatre siècles et demi.
     Cette pratique fut d'abord, au nom du nouveau Dieu unique, hypostase céleste de l'Empereur Constantin, la persécution meurtrière des gréco-romains attachés encore à leurs cultes ancestraux, qui les détournaient momentanément du culte impérial. Certes, l'Evêque de Rome, ni aucun autre évêque en Occident, n'eut à sa disposition comme le Patriarche d'Alexandrie une armée d'envlron 70.000 cénobites ou moines, terrés habituellement dans les déserts égyptiens,mais prêts à se lancer sur ordre du Patriarche contre les temples "païens", et à martyriser nobles ou citoyens ordinaires perdus dans leurs habitudes ancestrales.
Cette "révolution culturelle", en Occident et en Orient, fut beaucoup plus importante et sanglante que les trois "grandes" (?) persécutions anti-chrétiennesde Dèce, Valérien et Dioclétien.
      L'assassinat d'Hypatie en 415, à Alexandrie, condensa l'horreur de cette manifestation de la foi chrétienne éclairée des feux d'incendies de bibliothèques ou d' habitations, ponctuée de meurtres encouragés par les évêques, quelques Pères de l'Eglise. Ces débordements sans nom entraînèrent un obscurcissement des esprits, une haine de la raison, à tel point que la célèbre Académie d'Athènes, fondée par Platon au IVème siècle avant notre ère, fut fermée par Justinien en 529; les philosophes néo-platoniciens durent se réfugier en Perse pour rester en vie. Le christianisme se montrait dans la nudité de la religion du Pouvoir,balayant tout ce qui pouvait entraver l'exercice entier de celui-ci. Dieu était à son origine, tout Pouvoir venait de lui, chaque Chrétien gagnait son Ciel en obéissant fidèlement à ses Maîtres, y compris les évêques et prêtres que Dieu avait investis de son autorité suprême.
     Cette folie augmentait les terreurs provoquées par les raids sanglants des barbares gothiques, les guerres de reconquête italienne de Justinien après la disparition de l'Empire occidental, les coups portés par les Lombards à partir de 568 ...etc..
     Qui savait à qui se fier? Les pratiques religieuses chrétiennes marquèrent en compensation le triomphe de la superstition, incarné dans le commerce des reliques de martyrs, et celui des reliques de la "vraie Croix", rapportée par la légende, tout à fait faussement, à la mère de Constantin, l'Impératrice Hélène. Cette "vraie Croix", détaillée à prix d'or, que personne n'avait jamais vue, inventée par des moines falsificateurs abusant outrageusement de la crédulité publique, possèdait le pouvoir miraculeux de se renouveler d'elle-même, après chaque prélèvement. Les orfèvres créèrent les reliquaires les plus surchargés d'or et de pierreries pour abriter un copeau de cette croix, premier élément du "trésor" des églises, abbayes et chapelles où l'on conservait aussi, suivant les circonstances, outre les os de martyrs ou des Rois Mages, le prépuce de Jésus Christ, son cordon ombilical, la cire de la chandelle allumée à sa naissance, un peu d'eau du Jourdain utilisée pour son baptême... !
     Les peurs des foules, leur besoin d'une sécurité d'autant plus forte que ces peurs étaient plus vives, les "fidélisaient" toujours davantage, et les conduisaient en troupeaux moutonniers non seulement dans les églises pour l'exercice de leurs rites cultuels, mais dans la vie quotidienne placée par la magie de la confession sous le regard curieux et avide des prêtres. Ceux-ci disposaient du pouvoir fabuleux d'obliger leur Dieu, le "tout puissant", à pardonner à ses enfants adoptifs leurs manquements graves ou légers à Ses commandements lus et commentés par son clergé. La religion chrétienne augmentait les besoins de sécurité du peuple, et, simultanément, apportait les remèdes à ses détresses, fabriquait les barrières par lesquelles elle règlementait le cours de la vie de chacun, pour le plus grand bien matériel des institutions ecclésiales; celles-ci capitalisaient une part importante de la richesse de l'Occident, en contre-partie de leurs prières. L'Eglise chrétienne occidentale possèdait de fait, à l'époque, un pouvoir totalitaire et théocratique, dont la seule justification résidait dans les réponses apportées par l'institution aux peurs innées des hommes, à leurs désespoirs, à la crainte perpétuelle de perdre la vie.
     C'est dans ce contexte général psycho-sociologique qu'il convient d'examiner l'action déterminante des trois évêques précités:Ambroise, Léon Ier. et Grégoire Ier. dit" le Grand".
            Ambroise (339 -397)
     Ambroise (Ambrosios, le divin) fut en son temps un être d'exception. Il était né dans une famille clarissime, très ancienne, de la noblesse sénatoriale romaine, les Aurelii, liée aux castes les plus importantes. Il était petit, chétif, maladif, ce qui l'obligea,dans son orgueil d'aristocrate, à surmonter ces handicaps par une formation intellectuelle rarement aussi complète; sa volonté de domination, son appétit de popularité se manifestaient dans son regard et sa voix, qui lui confèraient une autorité d'autant plus respectée qu'il était malingre.
     Gouverneur de l'Italie du Nord à 30 ans, chrétien disait-on, mais non baptisé, il fut confronté à Milan, son chef- lieu, mais aussi capitale de l'Empire occidental, aux désordres causés encore par la querelle arienne malgré le Concile de Nicée; à l'occasion du remplacement d'Auxence, évêque décédé de la ville, qui avait été arien. Après des péripéties multiples, Ambroise fut proclamé par le peuple, subjugué par sa maîtrise, évêque de Milan; l'élection fut confirmée par la Commission épiscopale, seule compétente, et officialisée après le baptême de l'intéressé, le 1er. Décembre 373. Ambroise s'imposa rapidement comme le représentant des églises italiennes et devint l'évêque de la Cour impériale, un conseiller particulièrement influent du fait de sa culture et de son autorité inconstestée. Ses antécédents familiaux, son orgueil de caste, son éducation le poussaient à considérer comme des "parvenus" ces Empereurs d'Occident et d'Orient, bien que généraux habiles, favorisés de la Victoire.
     La mort de Valentinien 1er. en 375, lui donna la possibilité d'exercer sur son fils et successeur, Gratien, un adolescent, une influence considérable, par laquelle il obtint de lui en 382 l'abandon du titre de Pontifex Maximus, c'est-à-dire la désacralisation de l'Empereur. Ambroise eut l'habileté de ne pas reprendre le titre lui-même, mais il plaçait directement Gratien sous sa direction; celà constituait une manière de rappel à l'ordre: dans l'Empire romain, la suprématie appartenait toujours, non pas aux militaires "parvenus", mais aux membres des anciennes familles nobles sénatoriales.
     Cette sorte de revanche sur le destin se renouvela avec Théodose 1er.(379-395), que Gratien avait nommé Empereur d'Orient en 379, après la mort de son oncle Valens dans la déroute d'Andrinople en 378. Théodose était un général non seulement victorieux, mais dont l'autorité à Constantinople n'était pas contestée. Durant ses séjours à Milan, Théodose resta généralement sourd aux instances d'Ambroise, qui se drapait dans les vêtements du "prophète" de Dieu, menaçant
de s'adresser à l'Empereur, non pas dans son palais, mais en public dans l'église. Toutefois, son impérieuse passion de domination, l'envie de plier à sa volonté le Maître du Monde, le poussèrent à commettre des imprudences, à manifester une maladroite intransigeance, qui lui fermèrent l'accès à l'amitié de Théodose.
Il fallut l'affaire du génocide de Thessalonique en 390 pour obliger l'Empereur, revenu à Milan, à faire publiquement pénitence aux fêtes de Noël, à s'agenouiller en public devant Ambroise, et reconnaître ainsi que la loi "divine" dictée par l'évêque s'appliquait à chacun, fut-il le Maître de l'Empire.
      Cette deuxième victoire d'Ambroise préfigurait clairement les exigences de Grégoire VII à Canossa, en 1077, se présentant comme le seul vicaire du Christ, désigné pour nommer princes, rois et empereurs, du fait de son autorité "sacrée" et de son infaillibilité. Quelques auteurs ont vu dans Ambroise le premier théoricien du Saint Empire romain; Grégoire VII, fréquemment, a invoqué l'exemple de l'ancien évêque de Milan.

            Léon 1er
     Nous avons déjà consacré à Léon 1er, évêque de Rome de 440 à 461, quelques développements à propos de la date de Pâques, et de la romanisation du temps chrétien. Il nous faut insister sur le fait que Léon 1er. fut, certes, le Chef véritable de la Ville à laquelle il épargna une invasion des Huns en 453; mais surtout, le premier évêque à s'intituler Pontifex Maximus, titre impérial abandonné par Gratien en 382. Ce titre ne fut jamais réclamé par un autre évêque; Léon 1er. avait obtenu une déclaration formelle de la suprématie de Rome à l'encontre de Constantinople et de ce fait à l'encontre d'Antioche, Jérusalem, Alexandrie, sièges de Patriarcats. L'Urbs, avait-il démontré, l'Urbs, ville chrétienne, était la première et glorieuse capitale de l'Empire et devait son existence de ville chrétienne non seulement aux reliques de Pierre, Paul et autres martyrs, mais d'abord aux héros mythiques Romulus et Remus, sans lesquels elle ne serait pas. C'est Léon 1er. qui, par son attitude de très grande fermeté, et son souci de conserver un passé glorieux, contribua, plus que Denys le Petit au siècle suivant, à fonder la chrétienté de la Ville dans l'illustre passé romain, transformant l'Histoire du christianisme en un chapitre de l'Histoire romaine. A partir donc de Léon 1er., Rome devint la capitale de la chrétienté occidentale et son Evêque succèda aux "divins" Empereurs du temps jadis dans le rôle d'intermédiaire entre le Dieu unique, origine du pouvoir, et son peuple élu.
            Grégoire le Grand
     Grégoire fut évêque de Rome de 590 à 604. Mgr. Duchesne lui consacra les ultima verba de son "Eglise au VIème siècle" pour saluer "son éclatante vertu, sa rare intelligence, son profond bon sens" (11). Comme Ambroise, auquel Grégoire fait beaucoup penser, il était issu d'une famille noble romaine, très riche, et qui avait, dit-on, déjà fourni un évêque à Rome. Comme Ambroise, il faisait carrière dans la haute Administration impériale, et campait un jeune Préfet de la Ville très remarqué. La mort de son père, Gordien, le plongea dans une grande détresse morale et le conduisit à se consacrer entièrement au service divin en se retirant du monde. Grégoire donna ses domaines en Sicile pour y fonder six monastères; il en créa un septième à Rome en s'enfermant dans sa maison avec quelques compagnons. Tant de renoncement devait attirer sur lui l'attention de son évêque. .Pélage II (579 -590), auquel il succèda, l'envoya à Constantinople en qualité d'apocrisaire pour représenter le Siège romain.
     Dans l'exercice de ses fonctions épiscopales, à la plus haute charge religieuse dans tout l'Occident, Grégoire connut des débuts prometteurs avec la conversion de l'arianisme de Recarède, roi des Wisigoths, à Tolède en 587; conversion connue à Rome en 591. En outre, les rois mérovingiens en Gaule dotaient richement les églises,..... etc...
     En tant qu' Evêque de Rome, Grégoire, comme tout évêque de la Ville depuis la fin du Vème siècle, était responsable de l'Administration municipale et son Trésorier. Il participa avec les généraux à la défense de la Ville contre les Lombards et signa une trêve avec ceux-ci en 595. Pour faire face à ces diverses activités civiles, le Siège épiscopal de Rome disposait alors de revenus importants provenant d'un patrimoine très étendu, en Sicile, Sardaigne, Afrique du Nord, et même en Gaule.
     Outre sa gestion rigoureuse des patrimoines de son évèché, deux faits principaux caractérisèrent l'action de Grégoire:
         - Il fit siennes les prétentions antérieures de Léon 1er. à une primauté sans conteste de Rome, une primauté d'honneur à l'encontre notamment du Patriarche de Constantinople, qui voulait être nommé, par l'Empereur d'Orient, Patriarche oecuménique.
         - Grégoire se désigna comme le "Consul de Dieu".Ce titre s'ajouta à celui de Pontifex Maximus accaparé par Léon 1er; il confirmait le droit de regard de Rome sur toutes les Eglises d'Occident, mais bien plus, il théorisait le "gouvernement universel des âmes", que tout Pape romain, après le schisme de 1054, voulut réaliser.

L'Eglise romaine. après la dynastie constantinienne (364 -754)

     Certes, outre la condamnation d'Arius, la doctrine nicéenne fit l'objet de discussions et de transactions. Concernant la première incarnation du Sauveur, les 318 pères furent dans l'impossibilité de dire où et quand Il s'était fait homme, où et comment Il avait souffert, où et comment Il était mort. Cette mort n'était même pas mentionnée, mais sa résurrection, au troisième jour, rappelait trop visiblement la résurrection d'Attis (Papa), célébrée chaque année le 25 Mars après trois jours de deuil, depuis environ six siècles à Rome et dans l'Empire, pour ne pas remarquer une influence exercée par l'ancienne et glorieuse capitale.
     Enorgueillie par une domination multiséculaire du Bassin méditerranéen, allant même très au-delà, l'Urbs ne s'était pas encore convaincue de sa situation de ville-musée; évincée en Occident, depuis le début du IVème siècle, par Milan pour des raisons de stratégie dans la lutte contre les Barbares; bientôt dépassée par la richesse de la nouvelle capitale impériale: Constantinople. Rome redeviendra capitale d'un modeste Etat, l'Etat Pontifical, à sa création par Etienne II, quatre siècles et demi plus tard. Cette ville-musée sera pillée, saccagée, détruite pour partie, plusieurs fois au cours des Vème et VIème siècle, notamment du fait des armées des Wisigoths, Vandales, Ostrogoths, tous chrétiens, mais ariens, évangélisés après Nicée par un évêque nommé Wulfila, chassé par les Chrétiens orthodoxes, réfugié dans les régions lointaines occupées par ces Barbares.
     Il fallut donc 450 ans pour que l'Evêque de Rome, primus inter pares, puisse imposer, à travers des événements tragiques, sa prééminence à tous les évêques italiens, et progressivement, au-delà, aux évêques de la Gaule, de la Bretagne, de l'Allemagne et de l'Espagne non musulmane; à une Europe occidentale, reste très appauvri de l'immense Empire romain, dont l'Eglise chrétienne constantinienne, dite catholique, avait été l'agent unificateur. Catholique, elle ne le sera plus jamais; cet adjectif traditionnellement accolé à son nom manifestera une volonté de puissance toujours active, et dangereuse.
      L'histoire de l'institution de la prééminence romaine fut concrétisée principalement par trois évêques: Ambroise, Léon 1er., Grégoire 1er. dit le Grand. Mais avant d'évoquer l'action de ces trois personnages, il convient de caractériser la pratique religieuse chrétienne de ces quatre siècles et demi.
     Cette pratique fut d'abord, au nom du nouveau Dieu unique, hypostase céleste de l'Empereur Constantin, la persécution meurtrière des gréco-romains attachés encore à leurs cultes ancestraux, qui les détournaient momentanément du culte impérial. Certes, l'Evêque de Rome, ni aucun autre évêque en Occident, n'eut à sa disposition comme le Patriarche d'Alexandrie une armée d'envlron 70.000 cénobites ou moines, terrés habituellement dans les déserts égyptiens,mais prêts à se lancer sur ordre du Patriarche contre les temples "païens", et à martyriser nobles ou citoyens ordinaires perdus dans leurs habitudes ancestrales.
Cette "révolution culturelle", en Occident et en Orient, fut beaucoup plus importante et sanglante que les trois "grandes" (?) persécutions anti-chrétiennesde Dèce, Valérien et Dioclétien.
      L'assassinat d'Hypatie en 415, à Alexandrie, condensa l'horreur de cette manifestation de la foi chrétienne éclairée des feux d'incendies de bibliothèques ou d' habitations, ponctuée de meurtres encouragés par les évêques, quelques Pères de l'Eglise. Ces débordements sans nom entraînèrent un obscurcissement des esprits, une haine de la raison, à tel point que la célèbre Académie d'Athènes, fondée par Platon au IVème siècle avant notre ère, fut fermée par Justinien en 529; les philosophes néo-platoniciens durent se réfugier en Perse pour rester en vie. Le christianisme se montrait dans la nudité de la religion du Pouvoir,balayant tout ce qui pouvait entraver l'exercice entier de celui-ci. Dieu était à son origine, tout Pouvoir venait de lui, chaque Chrétien gagnait son Ciel en obéissant fidèlement à ses Maîtres, y compris les évêques et prêtres que Dieu avait investis de son autorité suprême.
     Cette folie augmentait les terreurs provoquées par les raids sanglants des barbares gothiques, les guerres de reconquête italienne de Justinien après la disparition de l'Empire occidental, les coups portés par les Lombards à partir de 568 ...etc..
     Qui savait à qui se fier? Les pratiques religieuses chrétiennes marquèrent en compensation le triomphe de la superstition, incarné dans le commerce des reliques de martyrs, et celui des reliques de la "vraie Croix", rapportée par la légende, tout à fait faussement, à la mère de Constantin, l'Impératrice Hélène. Cette "vraie Croix", détaillée à prix d'or, que personne n'avait jamais vue, inventée par des moines falsificateurs abusant outrageusement de la crédulité publique, possèdait le pouvoir miraculeux de se renouveler d'elle-même, après chaque prélèvement. Les orfèvres créèrent les reliquaires les plus surchargés d'or et de pierreries pour abriter un copeau de cette croix, premier élément du "trésor" des églises, abbayes et chapelles où l'on conservait aussi, suivant les circonstances, outre les os de martyrs ou des Rois Mages, le prépuce de Jésus Christ, son cordon ombilical, la cire de la chandelle allumée à sa naissance, un peu d'eau du Jourdain utilisée pour son baptême... !
     Les peurs des foules, leur besoin d'une sécurité d'autant plus forte que ces peurs étaient plus vives, les "fidélisaient" toujours davantage, et les conduisaient en troupeaux moutonniers non seulement dans les églises pour l'exercice de leurs rites cultuels, mais dans la vie quotidienne placée par la magie de la confession sous le regard curieux et avide des prêtres. Ceux-ci disposaient du pouvoir fabuleux d'obliger leur Dieu, le "tout puissant", à pardonner à ses enfants adoptifs leurs manquements graves ou légers à Ses commandements lus et commentés par son clergé. La religion chrétienne augmentait les besoins de sécurité du peuple, et, simultanément, apportait les remèdes à ses détresses, fabriquait les barrières par lesquelles elle règlementait le cours de la vie de chacun, pour le plus grand bien matériel des institutions ecclésiales; celles-ci capitalisaient une part importante de la richesse de l'Occident, en contre-partie de leurs prières. L'Eglise chrétienne occidentale possèdait de fait, à l'époque, un pouvoir totalitaire et théocratique, dont la seule justification résidait dans les réponses apportées par l'institution aux peurs innées des hommes, à leurs désespoirs, à la crainte perpétuelle de perdre la vie.
     C'est dans ce contexte général psycho-sociologique qu'il convient d'examiner l'action déterminante des trois évêques précités:Ambroise, Léon Ier. et Grégoire Ier. dit" le Grand".
            Ambroise (339 -397)
     Ambroise (Ambrosios, le divin) fut en son temps un être d'exception. Il était né dans une famille clarissime, très ancienne, de la noblesse sénatoriale romaine, les Aurelii, liée aux castes les plus importantes. Il était petit, chétif, maladif, ce qui l'obligea,dans son orgueil d'aristocrate, à surmonter ces handicaps par une formation intellectuelle rarement aussi complète; sa volonté de domination, son appétit de popularité se manifestaient dans son regard et sa voix, qui lui confèraient une autorité d'autant plus respectée qu'il était malingre.
     Gouverneur de l'Italie du Nord à 30 ans, chrétien disait-on, mais non baptisé, il fut confronté à Milan, son chef- lieu, mais aussi capitale de l'Empire occidental, aux désordres causés encore par la querelle arienne malgré le Concile de Nicée; à l'occasion du remplacement d'Auxence, évêque décédé de la ville, qui avait été arien. Après des péripéties multiples, Ambroise fut proclamé par le peuple, subjugué par sa maîtrise, évêque de Milan; l'élection fut confirmée par la Commission épiscopale, seule compétente, et officialisée après le baptême de l'intéressé, le 1er. Décembre 373. Ambroise s'imposa rapidement comme le représentant des églises italiennes et devint l'évêque de la Cour impériale, un conseiller particulièrement influent du fait de sa culture et de son autorité inconstestée. Ses antécédents familiaux, son orgueil de caste, son éducation le poussaient à considérer comme des "parvenus" ces Empereurs d'Occident et d'Orient, bien que généraux habiles, favorisés de la Victoire.
     La mort de Valentinien 1er. en 375, lui donna la possibilité d'exercer sur son fils et successeur, Gratien, un adolescent, une influence considérable, par laquelle il obtint de lui en 382 l'abandon du titre de Pontifex Maximus, c'est-à-dire la désacralisation de l'Empereur. Ambroise eut l'habileté de ne pas reprendre le titre lui-même, mais il plaçait directement Gratien sous sa direction; celà constituait une manière de rappel à l'ordre: dans l'Empire romain, la suprématie appartenait toujours, non pas aux militaires "parvenus", mais aux membres des anciennes familles nobles sénatoriales.
     Cette sorte de revanche sur le destin se renouvela avec Théodose 1er.(379-395), que Gratien avait nommé Empereur d'Orient en 379, après la mort de son oncle Valens dans la déroute d'Andrinople en 378. Théodose était un général non seulement victorieux, mais dont l'autorité à Constantinople n'était pas contestée. Durant ses séjours à Milan, Théodose resta généralement sourd aux instances d'Ambroise, qui se drapait dans les vêtements du "prophète" de Dieu, menaçant
de s'adresser à l'Empereur, non pas dans son palais, mais en public dans l'église. Toutefois, son impérieuse passion de domination, l'envie de plier à sa volonté le Maître du Monde, le poussèrent à commettre des imprudences, à manifester une maladroite intransigeance, qui lui fermèrent l'accès à l'amitié de Théodose.
Il fallut l'affaire du génocide de Thessalonique en 390 pour obliger l'Empereur, revenu à Milan, à faire publiquement pénitence aux fêtes de Noël, à s'agenouiller en public devant Ambroise, et reconnaître ainsi que la loi "divine" dictée par l'évêque s'appliquait à chacun, fut-il le Maître de l'Empire.
      Cette deuxième victoire d'Ambroise préfigurait clairement les exigences de Grégoire VII à Canossa, en 1077, se présentant comme le seul vicaire du Christ, désigné pour nommer princes, rois et empereurs, du fait de son autorité "sacrée" et de son infaillibilité. Quelques auteurs ont vu dans Ambroise le premier théoricien du Saint Empire romain; Grégoire VII, fréquemment, a invoqué l'exemple de l'ancien évêque de Milan.

            Léon 1er
     Nous avons déjà consacré à Léon 1er, évêque de Rome de 440 à 461, quelques développements à propos de la date de Pâques, et de la romanisation du temps chrétien. Il nous faut insister sur le fait que Léon 1er. fut, certes, le Chef véritable de la Ville à laquelle il épargna une invasion des Huns en 453; mais surtout, le premier évêque à s'intituler Pontifex Maximus, titre impérial abandonné par Gratien en 382. Ce titre ne fut jamais réclamé par un autre évêque; Léon 1er. avait obtenu une déclaration formelle de la suprématie de Rome à l'encontre de Constantinople et de ce fait à l'encontre d'Antioche, Jérusalem, Alexandrie, sièges de Patriarcats. L'Urbs, avait-il démontré, l'Urbs, ville chrétienne, était la première et glorieuse capitale de l'Empire et devait son existence de ville chrétienne non seulement aux reliques de Pierre, Paul et autres martyrs, mais d'abord aux héros mythiques Romulus et Remus, sans lesquels elle ne serait pas. C'est Léon 1er. qui, par son attitude de très grande fermeté, et son souci de conserver un passé glorieux, contribua, plus que Denys le Petit au siècle suivant, à fonder la chrétienté de la Ville dans l'illustre passé romain, transformant l'Histoire du christianisme en un chapitre de l'Histoire romaine. A partir donc de Léon 1er., Rome devint la capitale de la chrétienté occidentale et son Evêque succèda aux "divins" Empereurs du temps jadis dans le rôle d'intermédiaire entre le Dieu unique, origine du pouvoir, et son peuple élu.
            Grégoire le Grand
     Grégoire fut évêque de Rome de 590 à 604. Mgr. Duchesne lui consacra les ultima verba de son "Eglise au VIème siècle" pour saluer "son éclatante vertu, sa rare intelligence, son profond bon sens" (11). Comme Ambroise, auquel Grégoire fait beaucoup penser, il était issu d'une famille noble romaine, très riche, et qui avait, dit-on, déjà fourni un évêque à Rome. Comme Ambroise, il faisait carrière dans la haute Administration impériale, et campait un jeune Préfet de la Ville très remarqué. La mort de son père, Gordien, le plongea dans une grande détresse morale et le conduisit à se consacrer entièrement au service divin en se retirant du monde. Grégoire donna ses domaines en Sicile pour y fonder six monastères; il en créa un septième à Rome en s'enfermant dans sa maison avec quelques compagnons. Tant de renoncement devait attirer sur lui l'attention de son évêque. .Pélage II (579 -590), auquel il succèda, l'envoya à Constantinople en qualité d'apocrisaire pour représenter le Siège romain.
     Dans l'exercice de ses fonctions épiscopales, à la plus haute charge religieuse dans tout l'Occident, Grégoire connut des débuts prometteurs avec la conversion de l'arianisme de Recarède, roi des Wisigoths, à Tolède en 587; conversion connue à Rome en 591. En outre, les rois mérovingiens en Gaule dotaient richement les églises,..... etc...
     En tant qu' Evêque de Rome, Grégoire, comme tout évêque de la Ville depuis la fin du Vème siècle, était responsable de l'Administration municipale et son Trésorier. Il participa avec les généraux à la défense de la Ville contre les Lombards et signa une trêve avec ceux-ci en 595. Pour faire face à ces diverses activités civiles, le Siège épiscopal de Rome disposait alors de revenus importants provenant d'un patrimoine très étendu, en Sicile, Sardaigne, Afrique du Nord, et même en Gaule.
     Outre sa gestion rigoureuse des patrimoines de son évèché, deux faits principaux caractérisèrent l'action de Grégoire:
         - Il fit siennes les prétentions antérieures de Léon 1er. à une primauté sans conteste de Rome, une primauté d'honneur à l'encontre notamment du Patriarche de Constantinople, qui voulait être nommé, par l'Empereur d'Orient, Patriarche oecuménique.
         - Grégoire se désigna comme le "Consul de Dieu".Ce titre s'ajouta à celui de Pontifex Maximus accaparé par Léon 1er; il confirmait le droit de regard de Rome sur toutes les Eglises d'Occident, mais bien plus, il théorisait le "gouvernement universel des âmes", que tout Pape romain, après le schisme de 1054, voulut réaliser.
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LA FIN DU PREMIER SIECLE: (248k)
 La première persécution générale des chrétiens - La destruction de Jérusalem - L'apôtre Jacques - Jean, le disciple bien-aimé - Les épîtres du Seigneur aux sept assemblées d'Asie: - La personne du Seigneur - Éphèse, Smyrne et Pergame - Thyatire - Sardes - Philadelphie - Laodicée - La fin du premier siècle
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 L'ERE DES PERSECUTIONS: (272k) L'ère des persécutions - Les chrétiens sous Trajan. - Lettres de Pline et de Trajan (A.D. 103-107) - Martyre d'Ignace - Justin martyr - La persécution en Asie mineure et le martyre de Polycarpe - Les martyrs de Lyon et de Vienne vers l'an 177 - Les martyrs de Carthage vers l'an 202 - Répit dans les persécutions - Persécution sous Décius - Persécution sous Valérien. - Martyre de Cyprien - La dernière grande persécution sous Dioclétien - Les apologies du christianisme - Attaques contre le christianisme venues du dehors - Attaques venues du dedans - Les Saintes Écritures - Propagation du christianisme - Le culte chez les chrétiens durant l'ère des persécutions - Comment on était reçu au nombre des fidèles - Le gouvernement de l'Église

http://bible.free.fr/histoire/03eglise.pdf
L'EGLISE SOUS CONSTANTIN ET SES SUCCESSEURS: (316k) L'Église s'associe au monde sous Constantin - Suite de l'histoire de Constantin - Arius et le concile de Nicée - Le concile de Nicée - Athanase - L'origine et les commencements de la vie monacale - Histoire d'Antoine - Ambroise, évêque de Milan (A.D. 374-397) - Jean Chrysostôme et son temps (A.D. 347-407) - Quelques hommes remarquables de l'Église d'Orient - Quelques hommes remarquables de l'Église d'Occident - Hilaire de Poitiers - Jérôme - Augustin

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PostPosted: Wed 4 Jun - 18:02 (2008)    Post subject: Publicité

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