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La Bible Parole de DIEU
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MessagePosté le: Sam 8 Mar - 06:10 (2008)    Sujet du message: MARIE Répondre en citant

Marie selon la Bible, ou selon la tradition catholique ?
par Richard Bennett

Tout au long de l'année, le cycle liturgique catholique est rempli de fêtes en l'honneur de Marie, à qui le pape Jean-Paul II avait voué son pontificat



"En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la miséricorde', à la Toute Sainte" (voir note 1).
Par cette louange sublime, le Catéchisme de l'Eglise catholique exalte et vénère Marie. Tout au long de l'année, le cycle liturgique catholique est rempli de fêtes en son honneur (voir note 2). Le Pape Jean-Paul II s'était personnellement consacré à Marie et lui avait voué son pontificat. Il avait pris comme devise personnelle : "Totus Tuus", c'est-à-dire "Totus Tuus Maria" (Je t'appartiens tout entier, Marie). Le 8 octobre 2000, devant une image de la Vierge de Fatima, il avait consacré le monde entier et le nouveau millenium à "Marie la Toute Sainte" (voir note 3). Elle tient une place éminente dans tous les enseignements de Jean-Paul II, et elle est au cœur de la vie de millions de Catholiques.

Le monde entier semble captivé, fasciné par les apparitions mariales. Tout d'abord il avait paru déconcerté, mais apparemment, il succombe à présent au charme hypnotique de Marie. On retrouve souvent Marie sur la page de couverture de magazines comme "Life", "Time", ou "Newsweek". De plus en plus, on la présente comme un facteur d'unité entre l'Eglise catholique romaine et les Musulmans. Une personnalité bien connue, l'Archevêque Fulton Sheen a fait la déclaration suivante :
"Nous croyons fermement que la crainte exprimée par certains au sujet des Musulmans s'avérera sans fondement, et que ce sera, au contraire, la religion musulmane qui passera au christianisme, d'une manière qui surprendra certains de nos missionnaires. Nous croyons que cela ne découlera pas directement d'une proclamation des doctrines chrétiennes, mais du fait que les Musulmans seront amenés à vénérer la Mère de Dieu" (voir note 4).

Le véritable corps de Christ doit comprendre toute la gravité de cet œcuménisme catholico-islamique dont le Pape se fait le promoteur. Les apparitions mariales ne manqueront pas de jouer un rôle dans ce mouvement d'unification.

De plus, ces apparitions se multiplient à l'heure actuelle, comme le faisait remarquer récemment le Cardinal Ratzinger (aujourd'hui le Pape Benoît XVI).
"En 1984 le Cardinal Joseph Ratzinger, qui dirige dans l'Eglise catholique la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclara que 'l'un des signes de notre temps est la multiplication des apparitions mariales dans le monde entier…' Il commentait par là les nombreux récits d'apparitions de la Bienheureuse Vierge Marie à des personnes vivant dans bien des nations, des cultures, et des systèmes politiques différents" (voir note 5).
Sur un autre site Internet typiquement catholique, on lit la déclaration suivante : "Au cours des cent cinquante dernières années, on a recueilli de nombreux récits d'apparitions de la Bienheureuse Vierge Marie. Jésus Lui-même, dit-on, se serait entretenu avec certains des visionnaires. Certaines apparitions ont reçu l'approbation officielle de l'Eglise Catholique romaine". (Voir note 6). Toute la série des apparitions qui ont eu lieu à Medjugorie en Bosnie-Herzégovine constitue un exemple typique :
"Depuis le début des apparitions en 1981, des millions de personnes appartenant aux religions du monde entier sont venues à Medjugorie et sont reparties spirituellement fortifiées, renouvelées. D'innombrables incroyants ainsi que des handicapés physiques ou mentaux se sont convertis et ont été guéris… Notre Dame continue de communiquer des messages à six jeunes gens du village de Medjugorie: Ivan, Jakov, Marija, Mirjana, Vicka, et Ivanka. Ces six jeunes gens (qu'on appelle 'les visionnaires') voient apparaître la Bienheureuse Vierge Marie depuis le 24 juin 1981. Outre ces messages, Notre Dame doit confier à chacun des six jeunes visionnaires dix 'secrets' au total, leur dévoilant des événements qui surviendront prochainement dans le monde... Les visionnaires n'ont révélé qu'un de ces secrets. Notre Dame s'est engagée à laisser un signe surnaturel, visible et indestructible, sur la montagne où elle est apparue pour la première fois… Le jour où les six visionnaires auront tous reçu les dix "secrets", Notre Dame cessera de leur apparaître quotidiennement. A l'heure actuelle, Marija, Vicka, et Ivan ont reçu neuf secrets, et Notre Dame continue de leur apparaître chaque jour, où qu'ils se trouvent, à 17h.40 quand c'est l'heure d'hiver à Medjugorie, et à 18h.40 le reste de l'année. Mirjana, Jakov, et Ivanka ont reçu les dix secrets, et Notre Dame leur apparaît maintenant une fois par an. Elle continuera de le faire aussi longtemps qu'ils vivront" (voir note 7).

L'adulation dont fait l'objet la Marie catholique a pris des proportions telles qu'il nous faut examiner l'enseignement catholique officiel, pour comprendre pourquoi ces manifestations spectaculaires du culte marial ont cours dans l'Eglise catholique.

Le catholicisme met en parallèle Marie, Jésus-Christ et le Saint-Esprit

Quoique la Parole de Vérité affirme : "Je ne donnerai pas ma gloire à un autre" (Esaïe 42:8 et 48:11), l'Eglise romaine établit un parallèle entre Marie et Jésus, et même entre Marie et le Saint-Esprit. La doctrine catholique applique constamment à Marie des attributs et des fonctions qui n'appartiennent qu'au Seigneur Jésus-Christ. Les six points suivants montrent comment les dogmes concernant Marie attribuent à celle-ci un rôle semblable à celui du Seigneur Jésus Lui-même, ou bien à celui du Saint-Esprit.

Vérité biblique
1. Jésus-Christ seul est sans péché.
2. La grâce et le salut sont en Christ
3. Christ est monté au ciel, et Il est le Roi des rois.
4. Christ seul est Médiateur entre Dieu et l'homme.
5. Le Saint-Esprit vient au secours du chrétien ; il est son Avocat.
6. Avec le Père et le Saint-Esprit, Christ est Dieu, le Très Saint. Doctrine catholique
1. L'Immaculée Conception de Marie.
2. Rôle attribué à Marie dans la grâce seulement. et dans le salut.
3. Assomption de Marie au ciel ; elle est la "Reine du ciel".
4. Marie est déclarée "Médiatrice".
5. Marie est déclarée "Auxiliatrice" et "Avocate".
6. Marie aussi est appelée la "Toute Sainte".
Premier parallèle

Le catholicisme tente d'attribuer à Marie l'absence totale de péché qui est l'apanage exclusif de Jésus-Christ. D'après le "Catéchisme de l'Eglise catholique", Marie a été exempte de tout péché dès sa conception :
"Au long des siècles l'Eglise a pris conscience que Marie, "comblée de grâce" par Dieu, avait été rachetée dès sa conception. C'est ce que confesse le dogme de l'Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le Pape Pie IX:
"La Bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel" (Catéchisme, § 491).
"… Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie" (Catéchisme, § 493).

L'idée même de "l'Immaculée Conception" de Marie est parfaitement contraire à la Bible. Ce titre qui a cours dans le système romain ne concerne en rien la naissance virginale de Jésus : il s'applique à la conception de Marie elle-même dans le sein de sa propre mère. En proclamant le dogme de "l'Immaculée Conception", l'Eglise catholique affirme que Dieu et Jésus-Christ ont entièrement préservé Marie du péché originel et du péché personnel.

Mais la vérité biblique, c'est que "tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3:23). Cette vérité s'applique à Marie comme à tous les autres chrétiens. Les Ecritures témoignent, en Luc 2:22-24, de ce que Marie était une pécheresse sauvée : "Et quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent [Jésus] à Jérusalem,… et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur." Marie s'est conformée à la loi du Seigneur, en offrant "l'un pour l'holocauste, l'autre pour le sacrifice d'expiation" (Lévitique 12: L'exemple de Marie nous apprend à remercier Dieu pour sa miséricorde envers nous, et aussi à reconnaître que nous sommes des pécheurs sauvés par pure grâce. Dans son cantique de louange bien connu, Marie montre qu'elle avait conscience d'être pécheresse devant Dieu : "Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur…" (Luc 1:46-47). Dieu est appelé "Sauveur" parce qu'il sauve son peuple du péché. Même la mère du Seigneur avait besoin de son Sauveur, et elle le reconnaît franchement.

Une "virginité perpétuelle" supposée

Le dogme proclamant la virginité perpétuelle de Marie fait partie du mythe selon lequel, d'après l'Eglise catholique, Marie serait sans péché. Il représente une avancée de plus dans le processus doctrinal qui intronise Marie à la place du Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. D'après cette doctrine, Marie était vierge non seulement avant la naissance de Christ, mais encore pendant et après cette naissance. L'enseignement officiel de Rome est le suivant :
"L'approfondissement de la foi en la maternité virginale a conduit l'Eglise à confesser la virginité réelle et perpétuelle de Marie même dans l'enfantement du Fils de Dieu fait homme. En effet la naissance de Christ 'n'a pas diminué, mais consacré l'intégrité virginale' de sa mère. La liturgie de l'Eglise célèbre Marie comme la Aeiparthenos, "toujours vierge" (Catéchisme, § 499).

La doctrine de la virginité de Marie avant la naissance de Jésus est scripturaire ; elle constitue un élément très important de la foi biblique. Mais la Bible n'enseigne pas la "virginité perpétuelle" de Marie : elle affirme même le contraire. Elle déclare que le mariage doit être "honoré de tous" (Hébreux 13:4). Elle dit aussi : "Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par la vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils aient habité ensemble" (Matthieu 1:1. L'expression "habiter ensemble" implique l'intimité sexuelle. Ce passage laisse clairement entendre que postérieurement à la naissance de Jésus, Joseph "connut" Marie : "Joseph… ne la connut point jusqu'à ce qu'elle ait enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus" (Matthieu 1:24-25). Cette expression montre bien qu'après avoir épousé Joseph, Marie resta vierge jusqu'à la naissance de Jésus-Christ. Jusque là, Joseph "ne la connut point". Les mots "jusqu'à" et "premier-né" ne donnent guère de précisions sur les événements ultérieurs. Ils permettent néanmoins de conclure que par la suite, Joseph et Marie eurent une vie conjugale normale (à moins qu'on n'ait décidé de défendre à tout prix la tradition de la virginité perpétuelle de Marie. Le Saint-Esprit, qui a inspiré Matthieu, ne va pas dans ce sens.)

Marie aurait-elle fait vœu de virginité ?

Thomas d'Aquin, une des plus grands autorités de l'Eglise romaine, pose la question suivante : "La Mère de Dieu a-t-elle fait vœu de virginité ?" Il répond : "La Mère du Christ n'a fait ce vœu qu'après avoir épousé Joseph. Après leur mariage, d'un commun accord, elle et son époux ont fait vœu de virginité" (Voir note . Aujourd'hui encore, cette tradition est perpétuée par certains apologètes catholiques qui tentent désespérément de justifier l'enseignement catholique officiel sur Marie. Ils soutiennent qu'en raison de ce vœu de virginité perpétuelle, Marie n'a pas eu d'autres enfants, mais leur position est absurde. Si Joseph et Marie étaient demeurés célibataires à vie, ils se seraient opposés au plan divin. Le mariage selon le plan de Dieu fait de l'homme et de la femme "une seule chair". "N'avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l'homme et la femme, et les deux deviendront une seule chair?" dit Jésus en Matthieu 19:4-5. Une fois l'union physique consommée au début de la vie conjugale, chacun des époux a le devoir de ne pas priver l'autre sur le plan sexuel. Dieu a institué ce moyen par lequel le corps est à la fois honoré et gardé dans la sainteté. Toute abstinence doit procéder d'un commun accord, et être temporaire. "Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente en raison de votre manque de maîtrise" (1 Corinthiens 7:5).

Si Joseph avait été d'accord pour conserver la virginité dans le mariage, il aurait péché contre un ordre explicite venant du Seigneur : "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme… (Matthieu 1:20). L'Ecriture rapporte que Joseph a fait exactement ce que le Saint-Esprit lui commandait, et elle donne ce témoignage : "Il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son fils premier-né…" (Matthieu 1:25). A Joseph, comme à tous les autres maris, le Seigneur donne un commandement clair et précis : "Que ta source soit bénie, et fais ta joie de la femme de ta jeunesse, biche des amours, gazelle pleine de grâce ; sois en tous temps enivré de ses charmes, sans cesse épris de son amour" (Proverbes 5:18-19). Si Marie et Joseph avaient fait vœu de virginité tout en étant mariés, ils auraient péché contre Dieu en s'opposant à Ses commandements.

Marie eut une authentique vie conjugale, et le Christ eut des frères et des sœurs

Cette "virginité perpétuelle" que l'Eglise catholique attribue à Marie est donc contraire à la Bible. Plusieurs passages font mention des frères et des sœurs du Christ Jésus. En Marc 6:3, par exemple, nous lisons : "N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?" De même, dans l'Evangile de Matthieu, on a : "N'est-ce pas le fils du charpentier ? N'est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ?" (Matthieu 13:55-56). Certains soutiennent qu'il ne peut s'agir là que de cousins, mais ces passages et plusieurs autres montrent que Jésus avait des frères et des sœurs. Le Saint-Esprit, auteur de toute la Bible, s'est exprimé ici en grec. Cette langue différencie nettement "adelphos" et "anepsios". "Delphus" signifiant "matrice", "adelphos" veut dire littéralement, "frère issu de la même matrice". "Anepsios" signifie "cousin", "neveu", ou "fils d'une sœur". Quand Paul, inspiré par le Saint-Esprit, appelle Jacques "le frère du Seigneur" en Galates 3:16, il emploie le mot "adelphos", et non "anepsios". Dans l'Evangile de Marc, le Saint-Esprit, toujours aussi précis, dit :"N'est-ce pas le charpentier, le frère [adelphos] de Jacques…?" (Marc 6:3).

Parfois, dans le Nouveau Testament, le mot "adelphos" désigne la relation fraternelle entre disciples au sein de la communauté chrétienne. Mais dans ces passages de Marc et de Matthieu, il serait absurde de ne pas prendre ce mot au sens propre. Le contexte désigne clairement des frères. Il ne peut pas s'agir de "cousins" : si c'était le cas, on aurait le terme "anepsioi". Le Saint-Esprit fait donc clairement ressortir que le Christ Jésus avait des frères et des sœurs. De plus, l'Evangile de Jean distingue ses frères, ses sœurs, et ses disciples : "[Jésus] descendit à Capernaüm, avec sa mère, ses frères, et ses disciples…" (Jean 2:12).

L'Eglise romaine a fait une autre tentative apparemment désespérée pour sauvegarder la tradition de la virginité perpétuelle de Marie, en supposant que lorsque l'Ecriture parle des frères et des sœurs de Jésus, il s'agirait des enfants d'une autre Marie :
"A cela on objecte parfois que l'Ecriture mentionne des frères et des sœurs de Jésus. L'Eglise a toujours compris ces passages comme ne désignant pas d'autres enfants de la Vierge Marie : en effet Jacques et Joseph, 'frères de Jésus" (Mt. 13, 55), sont les fils d'une Marie disciple du Christ qui est désignée de manière significative comme "l'autre Marie" (Mt. 28, 1). Il s'agit de proches parents de Jésus, selon une expression connue de l'Ancien Testament." (Catéchisme, § 500).
Une autre Marie ? Pourquoi tordre ainsi les Ecritures ? Ce paragraphe du Catéchisme annule le verset de Matthieu qui parle de la mère biologique de Jésus, et qui donne les noms de ses frères biologiques. Voilà où on en arrive à force de vouloir propager une image faisant de Marie une créature quasi-divine, qui ne saurait s'abaisser à avoir une relation conjugale normale avec son mari Joseph. Cette image-là est un modèle indispensable pour les religieuses et les prêtres, voués au célibat. Cette tradition romaine d'une fausse Marie, vierge à perpétuité, fait de la mère du Seigneur un être éthéré, ayant des mérites qui lui appartiennent en propre ; elle conduit aussi à une conception idolâtre du célibat, lequel confèrerait une sainteté supérieure permettant d'avoir accès à Dieu. D'où cette déclaration : "Avec la Bienheureuse Mère qui a décidé se livrer entièrement à Dieu en demeurant vierge, on trouve le commencement et l'inspiration de la virginité consacrée dans l'Eglise" (voir note 9).

Pourquoi Marie est véritablement bienheureuse

La véritable Marie, la Marie biblique est une croyante que toutes les générations doivent appeler bénie entre les femmes ; mais cela ne la place pas au-dessus des autres femmes, et la bénédiction dont elle jouit n'est pas identique à celle qui repose sur le Christ Jésus lui-même. Marie est bienheureuse parce qu'elle a bénéficié d'une faveur divine toute particulière, Dieu l'ayant appelée à être la mère du Seigneur. Il s'agit là d'un choix souverain de la part de Dieu, d'un choix lié à l'appartenance de Marie à la lignée royale de la maison de David. Marie a cru, et selon la Parole de Dieu la concernant, elle a conçu le Christ Jésus, le Seigneur, et l'a mis au monde alors qu'elle était vierge. Par la suite, obéissant à la Parole du Seigneur, dont les Evangiles sont le témoignage infaillible, elle fut l'épouse de Joseph, avec lequel elle eut des enfants. La vérité toute simple, c'est que comme tous les autres vrais chrétiens, Marie de Bethlehem était une pécheresse sauvée par la foi dans la grâce de Dieu ; elle ne possédait pas, dès sa naissance, quelque justice inhérente à son être, ni une grâce particulière qui l'aurait préservée de tout péché ; elle n'a pas élevé la virginité dans le mariage au-dessus des prescriptions divines de la Parole au sujet de la vie conjugale. Ainsi elle est et demeure véritablement bénie entre toutes les femmes !

Deuxième parallèle

L'Ecriture nous montre que le Seigneur Jésus-Christ a parfaitement achevé son œuvre de rédemption. La grâce et le salut se trouvent en Jésus seul : mais Rome fait jouer à la Marie catholique un rôle dans la grâce et dans le salut. Dans un paragraphe intitulé : "Elle est notre Mère dans l'ordre de la grâce", l'Eglise catholique enseigne que
"… son rôle par rapport à l'Eglise et à toute l'humanité va encore plus loin. 'Elle a apporté à l'œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle. C'est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l'ordre de la grâce, notre Mère'" (Catéchisme, § 968).

La plénitude de la grâce et de la vérité, apanage de Jésus-Christ seul

Dans Sa grâce et dans Son amour, Dieu nous sauve, mais pas en nous donnant une mère : sa grâce et son amour salvateurs sont l'œuvre exclusive de Christ, notre grand Souverain Sacrificateur. La grâce est l'un des attributs de Sa Personne. La Bible montre que cet attribut absolument unique est l'apanage de Jésus-Christ seul. "La Parole… a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité" (Jean 1:14). Tout ce qui a précédé Christ n'était qu'un type, une représentation de Lui. Tout ce qui est venu après Lui ramène à Lui. L'Apôtre Jean proclame que "la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ", "et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce" (Jean 1:16). C'est Sa grâce qui rend les vrais croyants acceptables aux yeux du Dieu Très Saint. La volonté du Père est que toute la plénitude soit en Lui, l'unique Sauveur. La grâce abondante demeure exclusivement en Celui qui est "la Parole faite chair". Source de grâce pour tout Son peuple, Il possède en plénitude le mérite et la justice. La joie du Père est qu'en Lui seul, en Lui le Sauveur, se trouve "la plénitude de celui qui remplit tout en tous" (Ephésiens 1:23). Lui seul donne en abondance, à tous ceux qui Lui appartiennent, "grâce pour grâce" (Jean 1:16). Affirmer que Marie est "notre Mère dans l'ordre de la grâce", c'est faire affront à la personne et au ministère du Christ Jésus. Cela revient à dire que la grâce de Christ, pour être efficace, doit passer par une mère. Mais en elle-même, Marie ne possède pas la grâce. Elle ne peut donc en disposer pour la dispenser à son gré.

Le catholicisme exalte Marie en lui attribuant un rôle salvateur

Cependant l'Eglise catholique ne cesse d'attribuer à Marie un rôle dans l'économie de la grâce, et l'exalte même davantage encore en déclarant :
"A partir du consentement qu'elle apporta par sa foi au jour de l'Annonciation et qu'elle maintint dans sa fermeté sous la Croix, cette maternité de Marie dans l'économie de la grâce se continue sans interruption jusqu'à la consommation définitive de tous les élus. En effet, après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s'interrompt pas : par son intercession répétée elle continue de nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel… C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'advocate [avocate], d'auxiliatrice [aide], de secourable, de médiatrice." (Catéchisme, § 969).
"…Comme le dit S. Irénée, 'par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut.'" (Catéchisme, § 494).
Cette prétendue maternité de Marie "dans l'économie de la grâce", et son rôle salvateur supposé pour "nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel" est un pur blasphème à l'égard de Jésus-Christ. Lui seul est plein de grâce et de vérité. C'est aussi un affront envers la véritable Marie telle que la Bible la présente. La citation d'Irénée est blasphématoire aussi, car il est absurde de prétendre que Marie "est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut." C'est attribuer à la volonté de Marie une puissance capable d'influencer Dieu ; c'est lui accorder une efficacité permettant de sauver des âmes, à commencer par la sienne. Cela revient aussi à mépriser l'amour de Dieu, cause véritable du salut des âmes. La Bible enseigne que le salut des hommes est une initiative divine, car "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3:16). La Bible nous apprend que Dieu est "miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité" (Exode 34:6). Le Psaume 86, au verset 15, dit aussi qu'Il est "un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité". "L'Eternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne l'iniquité et la rébellion" (Nombres 14:1. Diriger une âme vers Marie, dans l'espoir qu'elle pourra influencer Dieu et obtenir qu'Il fasse miséricorde, c'est anéantir l'unique espérance de cette âme, espérance qui est dans le Christ Jésus seul. C'est tenter aussi de dérober la gloire et l'honneur qui apartiennent à Dieu seul, car de Lui seul viennent l'espérance et le salut (voir Psaumes 42:5 et 61:2 ; Esaïe 45:22, et Michée 7:7).

Troisième parallèle

La Bible témoigne de l'ascension du Christ au ciel, en tant que Roi des rois ; l'Eglise catholique met en place un parallèle marial en proclamant l'assomption de Marie au ciel, et en faisant d'elle la Reine de toutes choses. Voici l'enseignement officiel de Rome à ce sujet :
"Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort. L'Assomption de la Sainte Vierge est une participation singulière à la résurrection de son Fils et une anticipation de la résurrection des autres chrétiens :
'Dans ton enfantement tu as gardé ta virginité, dans ta dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu : tu as rejoint la source de la Vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui, par tes prières, délivras nos âmes de la mort.' [Liturgie byzantine, Tropaire de la Fête de la Dormition (15 aôut)]" (Catéchisme, § 966).

Réponse biblique au troisième parallèle

La doctrine catholique de l'Assomption de Marie proclame qu'elle a été enlevée corps et âme dans le ciel, sans mourir ou bien tout de suite après sa mort. Cette doctrine est devenue article de foi en 1950. Selon Rome, c'est un péché mortel que de ne pas croire ce dogme ; mais c'est une doctrine absurde, car on n'en trouve pas la moindre trace dans la Bible, et il n'a même pas existé de tradition à ce sujet dans l'Eglise primitive. Les érudits catholiques le reconnaissent. Ludwig Ott écrit : "L'idée d'une assomption corporelle de Marie est apparue pour la première fois dans certains récits de sa mort rédigés au cinquième et au sixième siècles. Quoique apocryphes, ils témoignent de la foi de la génération au cours de laquelle ils furent rédigés, en dépit de leur aspect légendaire. Dans l'Eglise, le premier auteur à faire état de l'ascension corporelle de Marie fut St. Grégoire de Tours, en 594." (Voir note 10). En proclamant l'assomption de Marie, l'Eglise romaine adopte et propage des écrits hérétiques qui avaient fait l'objet d'une condamnation officielle par l'Eglise primitive.

Non seulement l'Eglise catholique a fait de l'assomption de Marie une de ses doctrines officielles, mais encore elle proclame qu'après avoir été enlevée au ciel, Marie est devenue "Reine de l'Univers". Pour le catholique, une prière des plus courantes est le "Salve Regina" : "Salut, reine et mère de miséricorde, notre vie, notre tendresse, notre espérance, salut. Enfants d'Eve, chassés du paradis, vers vous nous lançons notre appel et notre plainte, gémissant et pleurant sur cette terre d'épreuves. O vous, notre avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, après notre exil, montrez-le nous. O clémente, bienveillante, douce Vierge Marie." Dans cette prière, le catholique offre à la reine du ciel sa vie et son espérance (voir note 11).

Dans les litanies officielles de la Vierge catholique, Marie est appelée "Reine des anges, Reine des Patriarches, Reine des Prophètes, Reine des Apôtres, Reine des Martyrs, Reine des Confesseurs, Reine des Vierges, Reine de tous les Saints, Reine conçue sans péché, Reine élevée au ciel, Reine du Très saint Rosaire, Reine de la Paix" (voir note 12).

Ces pratiques sont semblables à celles des Israélites pervertis, dénoncés par le prophète Jérémie dans l'Ancien Testament : "les enfants ramassent du bois, les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte, pour préparer des gâteaux à la reine du ciel, et pour faire des libations à d'autres dieux, afin de m'irriter" (Jérémie 7: 1. Elles rappellent également les pratiques des Phéniciens de l'antiquité, qui appelaient la lune Ashtoreth ou Astarté, épouse de Baal, et reine du ciel. De même, les Babyloniens rendaient un culte à la "reine du ciel" sous le nom de Mylitta.

On trouve dans les chapitres 4 et 5 de l'Apocalypse une description détaillée du ciel. Dieu siège sur le trône, entouré de vingt-quatre anciens et de quatre êtres vivants. Des milliers d'anges se tiennent autour du trône, chantant les louanges de Dieu. Il n'y a pas de Reine du ciel : ce serait une abomination aux yeux du Seigneur. Le Seigneur est seul à recevoir la gloire. "Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu, et il n'y en a point d'autre" (Esaïe 45:22). Ceux qui prônent le culte de la reine du ciel boiront un jour "du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère" (Apocalypse 14:10).

Quatrième parallèle

Aux doctrines que nous venons d'évoquer, l'Eglise de Rome en ajoute une autre : celle de Marie médiatrice, mettant ainsi Marie sur le même plan que Christ. C'est Lui qui est l'unique Médiateur entre Dieu et les hommes. Le Vatican enseigne : "C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'advocate, d'auxiliatrice, de secourable, de médiatrice." (Catéchisme, § 969). Cette fausse doctrine est décrite de manière plus détaillée dans les documents de Vatican II :
"Nous n'avons qu'un Médiateur, selon la parole de l'Apôtre : 'Il n'y a qu'un Dieu et qu'un Médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme-Christ Jésus, qui s'est lui-même donné pour tous comme rançon.' Le rôle maternel de Marie envers les hommes ne voile ou ne diminue en aucune manière cette médiation unique du Christ, mais elle en montre l'efficacité. En effet, toute l'action de la bienheureuse Vierge sur les hommes dans l'ordre du salut ne provient pas d'une quelconque nécessité : elle naît du bon plaisir de Dieu" ("Lumen Gentium" § 60 : voir note 13).
"Aussi la bienheureuse Vierge est-elle invoquée dans l'Eglise sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, d'Aide et de Médiatrice. Tout cela doit pourtant s'entendre de manière qu'on n'enlève ni n'ajoute rien à la dignité et à l'action du Christ, seul Médiateur. ("Lumen Gentium", § 62 : voir note 14).

Réponse biblique au quatrième parallèle

L'Eglise de Rome utilise, pour parler du rôle médiateur de Marie, le terme féminin de "médiatrice". La médiation entre Dieu et les hommes est une question absolument capitale, car c'est uniquement par l'Homme-Dieu véritable, le Christ Jésus, qu'un individu peut entrer en relation avec le Dieu Très Saint. Le Seigneur Lui-même dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14:6). Le Père est Dieu. Son Fils Jésus est le seul chemin vers le Père. L'Apôtre Paul le dit aussi : "Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous" (1 Timothée 2:5). Le Père céleste a envoyé Son Fils unique pour que les pécheurs viennent à Lui directement au travers de "Jésus-Christ homme".

Le document conciliaire ci-dessus explique que cela n'empêche en rien Marie de jouer un rôle de médiatrice : voilà un faux-fuyant romain typique. On présente deux médiateurs, tout en affirmant que le rôle de Marie "ne voile ou ne diminue en aucune manière cette médiation unique du Christ". Mais non : cet enseignement de Rome va nettement à l'encontre de la vérité biblique. D'autre part, les pratiques réelles du "catholique moyen" (qui s'appuient sur ces textes officiels et sur le "Catéchisme") prouvent que cette affirmation est un mensonge tenace. Le "catholique moyen" qui voit en Marie une médiatrice est empêché de mettre sa foi en Christ Jésus seul. Or Jésus est le seul chemin vers le Père. Le Christ Jésus Homme est le seul Médiateur qui soit au ciel. "Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé" (Actes 16:31). Voilà un fait irréfutable. Pourtant, depuis des siècles, et aujourd'hui encore, le Vatican nie officiellement cette vérité en proclamant que Marie est médiatrice, et reine du ciel.

Les apparitions de "Marie"

Dans le monde entier, des apparitions disent s'appeler "Marie", et donnent des messages cautionnant les enseignements officiels du Vatican. Voilà les conséquences pratiques de ces doctrines au sujet d'une médiatrice qui serait également "reine du ciel". Parfois les apparitions présentent Marie comme "co-médiatrice" avec le Christ Lui-même, ou encore comme grande prêtresse à ses côtés, agissant en faveur des croyants. Souvent l'apparition dit être la "reine du ciel".

Ces apparitions prêchent toujours le même message. La mieux connue d'entre elles s'est produite à Fatima, au Portugal. La Marie qui y est apparue en 1917 a demandé aux enfants de cet endroit de faire de plus grands sacrifices, car, disait-elle, "beaucoup d'âmes vont en enfer parce que personne ne fait de sacrifices ni ne prie pour elles" (voir note 15). Voilà une demande qui contredit totalement le message des Ecritures : la Bible dit nettement que le sacrifice de Christ sur la Croix est le premier, le dernier, et le seul sacrifice méritoire en vue de la rémission des péchés. Ces visions de Marie à Fatima contredisent donc ouvertement le message de la Croix et en nient l'efficacité. Il en va de même pour les apparitions mariales à Medjugorije, à Denver au Colorado, à Phoenix en Arizona, à Conyers en Géorgie (USA), et ailleurs dans le monde. Non, sur la Croix, Christ a présenté son offrande parfaite, pleinement suffisante. "Ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts…" (Hébreux 1:3, tr. Ostervald). Le message du Saint-Esprit est limpide : "Mais lui, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu…Car, par une seule oblation [offrande] il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés" (Hébreux 10 :12 et 14, tr. Ostervald). Ces apparitions de Marie méprisent la sainteté et la puissance de l'œuvre de Jésus sur la Croix. Elles occultent l'efficacité de la Croix. Elles mentent au sujet de leur propre identité (en se faisant passer pour Marie) et au sujet de leur origine (en prétendant venir du ciel). Avec toute l'autorité dont il était investi, l'Apôtre Paul s'est exprimé sur ces questions : "Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière" (2 Corinthiens 11:14).

Dans les ouvrages de Timothy Kauffman (voir note 16), on trouvera des analyses détaillées des messages émanant de ces apparitions, les preuves de leur origine démoniaque et de leurs liens avec la papauté. Un examen sérieux de ces faits montre que l'Eglise catholique a fait alliance avec un démon qui pousse les hommes à se confier en leur propre justice, à offrir leurs propres souffrances en vue d'une "réparation", et à invoquer docilement une "co-médiatrice", une grande prêtresse qui voudrait s'élever aussi haut que le trône de Dieu.

Cinquième parallèle

C'est le Saint-Esprit qui vient au secours du chrétien et qui est son Avocat. Cependant le Vatican enseigne que ce rôle est également dévolu à Marie. L'enseignement catholique officiel déclare : "C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'advocate, d'auxiliatrice, de secourable…" (Catéchisme, § 969). C'est chose grave que d'accorder ces titres à un autre qu'au Saint-Esprit. La Bible nous dit en effet que c'est Lui qui est notre Consolateur, Lui qui vient à notre secours, prenant la place du Seigneur sur la terre auprès des chrétiens, et demeurant aussi en en eux. Il demeure pour toujours avec les chrétiens (voir Jean 14:16). Il leur rappelle les paroles de Christ (voir Jean 14:26). Il témoigne non de Lui-même, mais de Christ (voir Jean 15:26). Il conduit le chrétien dans toute la vérité (voir Jean 16:13). Le Saint-Esprit est véritablement notre Avocat, Celui qui nous aide, notre Consolateur, et Il est l'Esprit de Vérité. Enseigner que ces rôles appartiennent aussi à Marie, et que celle-ci assume également le rôle de Médiateur (qui appartient exclusivement à Christ), c'est blasphémer contre les Personnes divines du Seigneur Jésus-Christ et du Saint-Esprit. C'est grave, c'est de l'hérésie.

La connaissance du chemin du salut devient possible là où la Parole du Seigneur est annoncée, et quand l'individu reconnaît clairement son besoin urgent d'être réconcilié avec Dieu. Cette Parole convainc l'individu par le ministère du Saint-Esprit, et jamais par le ministère de quelque substitut féminin. Le Saint-Esprit ne se sert que de la Parole de vérité ; Lui seul peut appliquer efficacement cette Parole. Dans son allocution de Fatima (Portugal) le 13 mai 2000, le Pape Jean-Paul II a énoncé la doctrine romaine selon laquelle Marie conduit les âmes à Dieu, prenant ainsi sur elle le rôle du Saint-Esprit :
"Selon le dessein divin, 'une femme vêtue de soleil' (Ap 12, 1), est venue du Ciel sur cette terre, à la recherche des tout-petits préférés du Père. Elle leur parle avec une voix et un cœur de mère : elle les invite à s'offrir comme victimes de réparation, se disant prête à les conduire, de façon sûre, jusqu'à Dieu. Et voilà que ces derniers voient sortir de ses mains maternelles une lumière qui pénètre en eux, si bien qu'ils se sentent plongés en Dieu…" (Caractères gras ajoutés. Voir note 17)


Ces propos pleins de conviction reflètent, de la part du Pape, un fanatisme marial à caractère mystique. Docteur suprême de l'Eglise catholique, il cite la Parole de Dieu pour attribuer abusivement à une simple créature humaine le ministère du Saint-Esprit, qui est de conduire les âmes à Dieu. Si elle savait cela, la véritable Marie de Bethlehem serait absolument horrifiée. Les paroles séductrices du Pape rappellent une prière catholique célèbre, le "Memorare" :
"Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre secours, ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, j'accours vers vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen" (voir note 1

Cette prière laisse entendre que même si Dieu ne nous exauce pas, la "très miséricordieuse Vierge Marie" ne manquera jamais de le faire. C'est le comble de l'idolâtrie. En tout temps l'homme a été assailli par le péché de polythéisme, mais le commandement du Seigneur Dieu demeure à tout jamais: "Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face" (Exode 20:3).

Sixième parallèle
L'attribut qui sépare Dieu de tout autre être

Avec le Père et le Saint-Esprit, le Christ Jésus est Dieu : Dieu seul est absolument saint. Le catholicisme tente de faire de Marie aussi "la Toute Sainte". Faire de Marie notre "Avocate, Auxiliatrice, et Médiatrice", c'est blasphémer, car c'est attribuer à un être humain des rôles qui appartiennent à Dieu seul. L'enseignement officiel de Rome va encore plus loin dans l'insulte à Dieu en accordant à Marie le titre de "Toute Sainte", et en la déclarant source de sainteté. Une telle doctrine revient à dépouiller Dieu de ce qui fait l'essence même de sa gloire divine.
"En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la miséricorde', à la Toute Sainte" (Catéchisme, § 2677).
"De l'Eglise, il [le Catholique] apprend l'exemple de la sainteté ; il en reconnaît la figure et la source dans la Toute Sainte Vierge Marie" (Catéchisme, § 2030).

La Bible enseigne clairement que Dieu seul est infini, éternel, immuable dans son être, qu'Il possède la sagesse, la puissance, la sainteté, la justice, la bonté et la vérité. Lui seul est le Très Saint. Sa sainteté est l'attribut qui englobe tous ses autres attributs, si bien que sa droiture est sainte, sa vérité est sainte, et sa justice est sainte. Il est ce qu'est chacun de Ses attributs ; et Son attribut suprême, la sainteté, Le sépare de tous les autres êtres. Il est le Tout Autre. La raison pour laquelle nous devons être justifiés devant le Dieu Très Saint, c'est que l'Ecriture dit : "Nul n'est saint comme l'Eternel ; il n'y a point d'autre que toi ; il n'y a point de rocher comme notre Dieu " (1 Samuel 2:2). La Parole de Dieu proclame aussi : "Seigneur, qui ne craindrait et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi" (Apocalypse 15:4). Combien elles sont solennelles, aussi, ces paroles du prophète : "Saint, saint, saint est l'Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! (Esaïe 6:3). Tenter de qualifier une créature de "Toute Sainte", c'est un blasphème caractérisé, un acte suprêmement idolâtre.

Conclusion

Non seulement la Bible nous montre qui est Dieu, mais encore elle affirme que la gloire Lui appartient exclusivement. Elle nous enseigne aussi sur la personne du Seigneur Jésus-Christ : des rôles qui lui appartiennent en propre, toutes les autres personnes sont exclues. L'Ecriture parle aussi de la personne et de l'œuvre du Saint-Esprit : nul autre n'a de part dans le rôle particulier qui est le sien. Ces vérités bibliques excluent donc tout enseignement catholique faisant de Marie "la Toute Sainte", "l'Immaculée Conception", "notre Mère dans l'ordre de la grâce", la "Reine du ciel", la "Médiatrice", "l'Advocate", ou "l'Auxiliatrice céleste". "Je suis l'Eternel, c'est là mon nom, dit le Seigneur, et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles" (Esaïe 42:.

La fausse Marie du catholicisme ne peut pas être mise en parallèle avec le Christ Jésus ou avec le Saint-Esprit, car elle est une abomination devant Dieu et Sa Parole. En revanche, on peut établir des parallèles très révélateurs entre cette Marie et les déesses païennes. Tout comme la Marie romaine, certaines déesses païennes n'ont nul besoin d'être sauvées, étant elles-mêmes source de salut. Souvent ces déesses n'ont pas d'enfants humains, et on les pare du titre de "Reine du ciel". On les invoque au moyen d'objets divers et de formules rituelles, pour produire des phénomènes surnaturels. On organise tout un culte autour de ces déesses immortelles. Le culte catholique rendu à "Marie toujours vierge, Reine du ciel", mène à l'occultisme. Il n'est pas étonnant de retrouver cette fausse Marie dans l'occultisme. La "Vierge Marie" fait partie des déesses mentionnées sur des sites Internet tels que "Spiral Goddess Grove" [Bosquet de la Déesse de la Spirale], "The White Moon" [La Lune Blanche], et "Goddess 2000" [Déesse 2000]. Les occultistes voient en Marie leur "divinité féminine", et disent que depuis bien des siècles, beaucoup assimilent Marie à leurs déesses antiques (voir note 19). La Bible nous avertit que "Satan lui-même se déguise en ange de lumière" (2 Corinthiens 11-14) : il est consternant de voir comment le prince des ténèbres a déformé l'image de cette merveilleuse chrétienne, Marie, au point de la faire passer pour une déesse. Le jugement de Dieu atteindra tous ceux qui pratiquent et propagent cette doctrine pernicieuse. Le Seigneur Jésus-Christ Lui-même déclare : "Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils… Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu'il est le Fils de l'homme" (Jean 5:22, 27). Jésus-Christ a reçu toute autorité et toute puissance pour juger et pour corriger : Il règne en tant que Roi des rois et Seigneur des Seigneurs. Lui-même déclare : "Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre" (Matthieu 28:1. Il sera fidèle à Sa Parole, Lui qui dit : "A moi la vengeance, à moi la rétribution, et encore : le Seigneur jugera son peuple" (Hébreux 10:30).

Tournez-vous donc vers Lui, par la foi seule, afin d'obtenir le salut ; Lui seul le donne, sur la base de Sa mort et de Sa résurrection, en accordant une conviction par Son Saint-Esprit. Placez votre confiance en Lui seul, "pour célébrer la gloire de sa grâce" (Ephésiens 1:6). Le Pape a manifesté ouvertement sa position. Même sincères, agissant par ignorance ou non, les Catholiques qui exaltent Marie et restent attachés au Pape méprisent la splendeur du Christ, et le caractère unique, exclusif de Son Evangile. La Parole de Dieu montre clairement le choix devant lequel tous les Catholiques sont placés : "Gardez-vous de refuser d'entendre celui qui parle ; car si ceux qui refusèrent d'entendre celui qui publiait des oracles sur la terre n'ont pas échappé, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux" (Hébreux 12:25). Quand Dieu parle aux hommes dans l'Ecriture, ceux qui se bouchent les oreilles se rendent coupables, et leur châtiment sera redoutable. Dans Sa justice, Dieu attend des hommes qu'ils prêtent une vive attention à l'Evangile ; et celui-ci exige que nous mettions notre foi en Christ Jésus le Seigneur, car Lui seul est plein de grâce et de vérité. Il est temps de cesser de présumer de la grâce divine ; au contraire, il faut prier instamment pour la recevoir ! Il y va de la gloire de Dieu, de Son Evangile, et de ses promesses ! "C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:28-29).

Notes :
1. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Paragraphe 2677, Editions Centurion / Cerf / Fleurus / Mame / Librairie Editrice Vaticane, Paris 1998. Toutes les autres citations du Catéchisme sont extraites de ce même ouvrage.
2. Fêtes mariales : 1er janvier, Sainte Marie, Mère de Dieu; 21 janvier, Notre Dame d'Altagrace; 23 janvier, Mariage de la Vierge Marie ; 24 janvier, Madonna del Pianto [Notre Dame des Pleurs] 2 février, Fête de la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple ; 11 février, Notre Dame de Lourdes ; 25 mars, Fête de l'Annonciation ; 25 avril, à Genazzano : Notre Dame du Bon Conseil ; 13 mai : Notre Dame de Fatima, et Notre Dame du Très Saint Sacrement ; 24 mai : Marie Auxiliatrice ; 31 mai : Marie, Médiatrice de Toute Grâce, et Fête de la Visitation ; 9 juin : Marie, Vierge Mère de la Grâce ; 27 juin, Notre Dame du Perpétuel Secours ; 2 juillet, Visitation de Marie à Ste. Elisabeth ; 17 juillet : Notre Dame du Mont Carmel ; 17 juillet : Humilité de la Bienheureuse Vierge Marie ; 2 août : Notre Dame des Anges ; 5 août : Notre Dame des Neiges ; 5 août : Notre Dame de Copacabana ; 13 août, Notre Dame, Refuge des Pécheurs ; 15 août : Assomption de la Vierge Marie ; 21 août : Notre Dame de Knock (Irlande). 22 août : Fête du Cœur Immaculé de Marie ; 22 août : Marie, Reine ; 31 août : Sainte Vierge Marie Médiatrice ; 8 septembre : Nativité de la Vierge Marie ; 8 septembre : Notre Dame de la Charité ; 12 septembre : Fête du Nom Très Saint de Marie ; 15 septembre : Notre Dame des Sept Douleurs ; 24 septembre : Notre Dame de la Merci ; 24 septembre : Notre Dame de Walsingham (Angleterre) ; 1er octobre : La Sainte Protection de la Mère de Dieu ; 7 octobre : Notre Dame du Cap, Reine du Très Saint Rosaire ; 11 octobre : Maternité de la Sainte Vierge ; 16 octobre : Pureté de la Bienheureuse Vierge Marie ; 21 novembre : Présentation de la Vierge Marie au Temple ; 8 décembre : L'Immaculée Conception de Marie ; 12 décembre : Notre Dame de la Guadalupe. Les fêtes mobiles sont : Notre Dame, Reine des Apôtres (le samedi qui suit l'Ascension) Notre Dame, Santé des Malades (le samedi qui précède le dernier dimanche d'août) Notre Dame de Consolation (le samedi qui suit la Fête de St. Augustin, le 28 août) Marie, Mère de la Providence Divine, le samedi qui précède le 3e dimanche de Novembre. Pour une liste plus détaillée, consulter l'adresse : http://users.skynet.be/houlotte/chapelle/fetes.htm
3. "Le point culminant du Jubilé des Evêques fut la Messe concélébrée par le Pape et les Evêques sur la Place St. Pierre au matin du dimanche 8 octobre. Des dizaines de milliers de fidèles étaient rassemblés pour la sainte liturgie, qui s'est terminée par l'acte de consécration à Marie la Toute Sainte." L'Osservatore Romano, extrait de l'édition hebdomadaire en anglais du 11 octobre 2000.
4. www.oloswestriver.org/mary_koran.htm 20/03/03
5. http://members.aol.com/bjw1106/marian1b.htm 20/03/03
6. www.apparitions.org/ 20/03/03
7. www.medjugorje.org/ 20/03/03
8. Somme Théologique, Troisième Partie, q 28 article 4 Reply to Objection www.newadvent.org/summa/402804.htm
9. www.miraclerosarymission.org/960821.htm 20/03/03
10. Ludwig Ott, Fundamentals of Catholic Dogma (Fondements des dogmes catholiques) Rockford: Tan, 1974, pp. 209-210.
11. http://www.portstnicolas.org/article.php3?id_article=679&var_recherche=…
12. http://www.mission-theresienne.org/fr/Prieres/priere_litanies_vierge_marie.…
13. http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/va…
14. Ibid., http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/va…
15. http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/travels/2000/documents/hf_jp…
16. Ces deux ouvrages de Timothy Kauffman, "Quite Contrary", et "Graven Bread" sont édités en anglais par White Horse Publications, CWRC, PO Box 325, Herndon VA 20172-0325, USA.
17. http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/travels/2000/documents/hf_jp… Voir aussi, sur le site Internet www.bereanbeacon.org/ un article de R. Bennett (en anglais): "Fatima: John Paul II, Roman Catholic Church Contradict Gospel : Where do Evangelical ECT Signatories now stand ?" (A Fatima, Jean-Paul II et l'Eglise catholique s'opposent à l'Evangile : Qu'en est-il à présent des signataires évangéliques du document "Evangelicals and Catholics Together" ?)
18. http://www.serviam.net/mariepri/memorare.html
19. www.goddess2000.org/Mary.html www.thewhitemoon.com/mary/main.html www.spiralgoddess.com/Mary.html



Le pardon des péchés : par un prêtre, ou selon la Bible ?

Richard Bennett
Je garde un vif souvenir des difficultés que me causaient les confessions du samedi pendant ma première année de sacerdoce dans la paroisse catholique de Park Street à Port of Spain, à Trinidad. Tous les samedis, de 15 heures à 18 heures, de nombreux Catholiques faisaient la queue près du confessionnal en attendant d'y entrer pour nous dire leurs péchés. Je m'en souviens, je transpirais alors abondamment, et pas seulement à cause du climat tropical, mais bien plutôt parce que pour la première fois de ma vie, je ressentais l'horreur qu'il y a à se tenir pendant trois heures d'affilée sous le déversoir du récit, parfois très détaillé, des péchés d'autrui. Tout cela se prolongeait pendant une heure de plus après le repas du soir, de 19 heures à 20 heures. A 20 heures, Carlton, le sacristain de l'église, était obligé des refermer les portes au nez de ceux qui voulaient encore venir confesser leurs péchés aux prêtres. Je me rappelle à quel point les gens étaient mal à l'aise en me racontant leurs péchés, surtout les jeunes femmes qui parlaient de leur inconduite sexuelle. Je voyais perler la sueur sur les lèvres des pénitents. La tâche devint encore plus difficile alors que semaine après semaine, les mêmes personnes revenaient confesser les mêmes péchés.

Au cours de cette première année, je n'ai jamais douté qu'il fût en mon pouvoir de déclarer : "Je t'absous de tous tes péchés au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Nous prononcions ces paroles en latin. C'est seulement plus tard que je me mis à douter sérieusement, quoique même dans ma première paroisse à Mayaro, au sud-est de l'île de Trinidad, parfois des doutes fugaces me traversaient l'esprit. Cela se produisait surtout dans les avant-postes de la Mission ; les gens revenaient semaine après semaine avec une pléthore de péchés, toujours les mêmes : fornication, adultères, vols. Ce qui aggravait le problème, c'est qu'il fallait entendre les confessions avant la messe, et tous les dimanches, j'avais à dire trois messes différentes. Quelquefois, il fallait vraiment se dépêcher d'en finir avec les confessions, en donnant très peu de conseils et de directives à ceux qui se confessaient, parce qu'il y avait d'autres messes à heures fixes. Ce qui devenait de plus en plus lourd à porter, c'était cette impression d'avoir séjourné dans une fosse d'immondices, où l'on aurait jeté toujours plus d'immondices au point de me submerger et de me faire succomber sous le poids terrible de la connaissance des péchés qui me tombaient dessus. Tout encombré encore de ces horreurs, et sans avoir pu m'en remettre personnellement, j'étais alors obligé d'aller dire la messe. Le problème ne fit qu'empirer, car la messe ne contribuait en rien à me décharger de ce fardeau de plus en plus pesant.

Bien des années après, dans ma dernière paroisse à Sangre Grande au nord-est de Trinidad, j'avais de réelles réserves au sujet de la confession. L'Ecriture m'avait appris qu'on ne recevait le pardon des péchés que dans la mesure où l'on croyait dans le Christ Jésus. Je savais aussi que l'Ecriture déclarait : "Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ?" (1) A cette époque, je cessai d'entendre les confessions, sauf pour certaines femmes âgées qui se contentaient de réciter une liste de péchés mémorisée au temps de leur jeunesse (je savais qu'elles seraient offensées si je ne les entendais pas en confession). Puisque je refusais, d'une manière générale, d'entendre les confessions, on fit bien sûr à mon sujet un rapport à l'Archevêque. Ce ne fut là qu'un des nombreux problèmes qui se mirent à s'accumuler lorsque j'eus commencé à traiter les questions dans une perspective biblique, pendant mes sept dernières années comme prêtre de paroisse.

Peut-être ce témoignage permettra-t-il de mieux faire comprendre ma situation désespérée en tant que prêtre. J'avais étudié la doctrine catholique et je l'avais mise en pratique dans une paroisse : je connaissais la frustration engendrée par le sacrement de confession dans la vie des paroissiens aussi bien que dans la mienne.

Les péchés ne sont véritablement pardonnés que lorsqu'on a foi dans le Seigneur Jésus-Christ.

"Vous donc, frères, sachez-le bien : par lui le pardon des péchés vous est annoncé" (2). En se fiant à l'œuvre achevée du Christ Jésus, le Seigneur, une âme reçoit le pardon de ses péchés ; une justice parfaite lui est attribuée, et elle est rendue juste à cent pour cent devant Dieu. "Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu." (3) "En Lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés selon la richesse de sa grâce". (4) Ainsi, l'Evangile est la puissance de Dieu pour le salut, comme l'a proclamé l'Apôtre Paul. Lorsqu'on pèche après avoir été sauvé, on a à résoudre un problème relationnel avec notre Père céleste en Lui confessant directement le péché en question. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice." (5)

Le pardon catholique

Il y a une différence saisissante avec l'enseignement limpide du Seigneur dans l'Ecriture : on apprend au Catholique à rechercher le pardon, non pas en confessant son péché à Dieu par Jésus-Christ (6), mais à un prêtre humain servant d'intermédiaire. Voilà ce que pratiquent les Catholiques fervents. La pensée qui sous-tend cette pratique demande à être expliquée. Le Catéchisme de l'Eglise catholique explique qu'il y a sept sacrements, et pas seulement les deux sacrements scripturaires que sont le baptême et la communion. "Le sacrement de pénitence et de réconciliation" a cinq noms (7), chacun de ces noms définissant un aspect particulier du rituel dans son ensemble. Le premier nom qui le définit est "le sacrement de conversion", le deuxième est "le sacrement de Pénitence", qui est, dit-on, indispensable au salut. Voici les paroles officielles de Rome :

"C'est par le sacrement de Pénitence que le baptisé peut être réconcilié avec Dieu et avec l'Eglise… Ce sacrement de Pénitence est, pour ceux qui sont tombés après le Baptême, nécessaire au salut, comme l'est le Baptême lui-même pour ceux qui ne sont pas encore régénérés."

Ce Catéchisme explique aussi pourquoi le sacrement de Pénitence est "nécessaire au salut" :

"Le Christ a institué le sacrement de Pénitence pour tous les membres pécheurs de son Eglise, avant tout pour ceux qui, après le Baptême, sont tombés dans le péché grave et qui ont ainsi perdu la grâce baptismale … C'est à eux que le sacrement de Pénitence offre une nouvelle possibilité de se convertir et de retrouver la grâce de la justification. Les Pères de l'Eglise présentent ce sacrement comme 'la seconde planche [de salut] après le naufrage qui est la perte de la grâce'." (10)

Cet enseignement-là, qui veut qu'on puisse perdre la justification, contredit carrément Romains 8:29-39, 1 Pierre 1:2-5, Romains 11:29, Nombres 23:19, etc… Ainsi, les Catholiques ne sont nullement assurés de leur salut.

Le troisième nom qu'on donne au sacrement de Pénitence est "le sacrement de confession , puisque l'aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement…" (11) Ce qui rend essentielle cette confession à un prêtre, c'est que malgré la reconnaissance par l'Eglise catholique du fait que Dieu seul peut pardonner les péchés, cette Eglise déclare ensuite "qu'en vertu de sa divine autorité, Il donne ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom." (12) Poussant plus loin ce raisonnement, le Catéchisme déclare : "Il a cependant confié l'exercice du pouvoir d'absolution au ministère apostolique. Celui-ci est chargé du "ministère de la réconciliation" (2 Corinthiens 5:1 Le pas suivant consiste à développer l'idée de succession apostolique, dans la section intitulée "Le Ministre de ce Sacrement".

"Puisque le Christ a confié à ses apôtres le ministère de la réconciliation, les évêques, leurs successeurs, et les presbytres, collaborateurs des évêques, continuent à exercer ce ministère. En effet, ce sont les évêques et les presbytres qui ont, en vertu du sacrement de l'Ordre, le pouvoir de pardonner tous les péchés 'au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit'."

Cette obligation de se confesser au prêtre vient d'une mauvaise compréhension du sacerdoce du Christ. Voilà pourquoi la vocation apostolique est également mal comprise, ainsi que le fait que cette vocation a pris fin avec les apôtres des Ecritures. Le Catéchisme poursuit son développement sur l'épiscopat : ayant apparemment arraché la puissance à son Détenteur légitime, les évêques la mettent à présent au service de leur propres conceptions de la pénitence et du pardon.

"L'évêque, chef visible de l'Eglise particulière,est donc considéré à juste titre, depuis les temps anciens, comme celui qui a principalement le pouvoir et le ministère de la réconciliation : Il est le modérateur de la discipline pénitentielle. Les presbytres, ses collaborateurs, l'exercent dans la mesure où ils en ont reçu la charge soit de leur évêque (ou d'un supérieur religieux), soit du Pape, à travers le droit de l'Eglise [catholique]."(13)

Ainsi la pensée catholique s'oppose à l'Ecriture, puisque l'idée qu'ont les leaders de la succession apostolique les entraîne à penser qu'ils peuvent pardonner les péchés du peuple. C'est pourquoi ils revendiquent le droit d'administrer la pénitence à tout un chacun. Cette notion est étrangère à l'Ecriture.

En quatrième lieu, ce sacrement est appelé "sacrement du pardon", et cette appellation est définie comme suit :"Il est appelé sacrement du pardon puisque par l'absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent 'le pardon et la paix'. (14) L'enseignement sur le pardon va bien plus loin encore que ce que nous venons de voir. On proclame qu'il n'existe pas d'offense, si grave soit-elle, que les prêtres de l'Eglise ne puissent pardonner. Selon les paroles mêmes du Vatican :"Il n'y a aucune faute, si grave soit-elle, que la Sainte Eglise ne puisse remettre. Il n'est personne, si méchant et si coupable qu'il soit, qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère." (15)

Ce pouvoir des prêtres surpasse même, assure-t-on, le pouvoir des anges et des archanges. Voici ce qu'affirme Rome à ce sujet :

"Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n'a donné ni aux anges ni aux archanges… Dieu sanctionne là-haut tout ce que les prêtres font ici-bas." Si dans l'Eglise il n'y avait pas de rémission des péchés, nul espoir n'existerait, nulle espérance d'une vie éternelle et d'une libération éternelle. " (16)

Pourrait-on concevoir des propos plus arrogants ? Si une créature prend sur elle le pouvoir des pardonner le péché, elle blasphème, car cette prérogative appartient à Dieu seul. "C'est moi, moi qui efface tes crimes pour l'amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés." (17) Ce verset de la Bible nous assure que par grâce, les péchés sont effacés pour l'amour de Dieu Lui-même. Le même pronom est répété deux fois, pour insister sur le fait que c'est Lui seul qui pardonne les péchés.

La confession obligatoire

Rome insiste pour que les siens se confessent : ses lois l'affirment clairement. Voici quelques échantillons de ses règlements :

"Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l'Eglise doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu'il n'a pas encore confessés et dont il se souvient après avoir examiné soigneusement sa conscience." (1

"La confession individuelle et intégrale constitue l'unique moyen ordinaire par lequel un fidèle conscient d'un péché grave est réconcilié avec Dieu et avec l'Eglise." (19)

"Le fidèle est tenu par obligation de confesser, selon leur espèce et leur nombre, tous les péchés graves commis après le baptême, non encore directement remis par le pouvoir des clés de l'Eglise et non accusés en confession individuelle, dont le fidèle a conscience après un sérieux examen de soi-même." (20)

L'expérience humiliante du confessionnal est obligatoire dans le Catholicisme. Ce système de confession à l'oreille du prêtre ne peut que corrompre l'Evangile en encourageant et en promouvant un rituel étranger aux Ecritures. Exiger, comme condition pour le pardon, qu'avec un cœur parfaitement contrit on fasse au prêtre un exposé détaillé des péchés graves "selon leur espèce et leur nombre", voilà une pratique dégradante qui conduit souvent au péché.

Le pardon des péchés, un acte judiciaire de la part du prêtre

Le rite de la Confession selon l'Eglise catholique implique certaines paroles obligatoires, que le prêtre est tenu de prononcer :

"Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils, Il a réconcilié le monde avec lui et Il a envoyé le Saint-Esprit pour la rémission des péchés : par le ministère de l'Eglise, qu'Il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés."(21)

L'absolution que le Catholique est tenu d'obtenir n'est pas une déclaration affirmant que Dieu Lui-même a pardonné les péchés du pénitent ; il s'agit bien plutôt d'un acte judiciaire du prêtre qui déclare :"Je vous pardonne tous vos péchés." C'est donc le prêtre lui-même qui est le juge pardonnant les péchés. Selon la formule du Concile de Trente :

"Cependant, quoique l'absolution donnée par le prêtre consiste à dispenser le bienfait d'un autre, ce ministère ne se borne pas à annoncer l'Evangile ni à annoncer le pardon des péchés, mais il équivaut à un acte judiciaire, par lequel il prononce une sentence en tant que juge." (Canon 9). (22)

Le Catéchisme aussi revendique ce "pouvoir divin" qu'ont les prêtres de remettre les péchés :

"Dieu seul pardonne les péchés. Parce que Jésus est le Fils de Dieu, Il dit de Lui-même : 'Le Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre' (Mc 2,10) et Il exerce ce pouvoir divin : 'Tes péchés te sont pardonnés !' (Mc 2,5) Plus encore : en vertu de sa divine autorité, Il donne ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom." (23)

C'est une arrogance inconcevable que de revendiquer pour des hommes pécheurs le pouvoir judiciaire divin de pardonner les péchés. Une circonstance aggravante consiste à fonder cette revendication mensongère sur Matthieu 16:19, alors qu'en fait le Seigneur confiait à l'Apôtre Pierre une mission personnelle. Mais le Catéchisme poursuit en ces termes :

"En donnant part aux apôtres de son propre pouvoir de pardonner les péchés, le Seigneur leur donne aussi l'autorité de réconcilier les pécheurs avec l'Eglise. Cette dimension ecclésiale de leur tâche s'exprime notamment dans la parole du Christ à Simon Pierre : 'Je te donnerai les clés du Royaume des cieux: tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux.' (Mt 16, 19). Cette même charge de lier et de délier qui a été donnée à Pierre a aussi été donnée au collège des apôtres unis à leur chef (Mt 18,18 : 28, 16-20)." (24)

Le Seigneur a dit à l'Apôtre Pierre: "Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux." (Matthieu 16:19) "Je te donnerai" : cette promesse s'applique exclusivement à Pierre. Cette parole du Seigneur s'est accomplie à la lettre le jour où Pierre devint le premier instrument de l'ouverture du royaume des cieux en prêchant l'Evangile aux Juifs (Actes 2:41) puis aux non-Juifs (Actes 10:44-47). Ces clés représentaient un double pouvoir qui concernait les Juifs et aussi les non-Juifs. Pierre, et Pierre seul, a accompli cela. Il ne peut pas avoir de successeurs dans la mission dont nous avons là une annonce prophétique, car pour les Juifs comme pour les non-Juifs, l'ouverture initiale du Royaume a été un acte ponctuel unique. Quant au fait de lier et de délier selon Matthieu 16:19 et 18:18, c'est une allusion aux décisions de l'assemblée ecclésiale concernant la discipline. On y parvient grâce à la prière, à la Parole, et à l'Esprit ; ce sont ces décisions-là qui seront ratifiées dans le ciel. Cela ne se rapporte pas au droit divin que détient le Seigneur de pardonner les péchés. L'idée qu'une créature humaine pécheresse puisse se voir déléguer une autorité divine pour pardonner les péchés des autres est une offense à Dieu sur toute la ligne, et une négation de l'Ecriture, de la Parole de vérité du Seigneur. Néanmoins, c'est très exactement ce que l'Eglise de Rome revendique pour ses prêtres.

L'Eglise romaine revendique un fondement biblique pour le pardon qu'accorde le prêtre

Le fondement scripturaire qui confirmerait, selon Rome, le fait que le prêtre peut absoudre les péchés d'autrui est cité dans la paragraphe 1485 de son Catéchisme :

"Le soir de Pâques, le Seigneur se montre à ses apôtres et leur dit : 'Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus' (Jn 20, 22-23)."

La réponse biblique à cette revendication se trouve dans les mots mêmes du verset 23 du chapitre 20 de Jean : "Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." Les Apôtres n'étaient pas envoyés en tant que prêtres, mais en tant que témoins de la vérité seulement. Ils n'étaient pas les médiateurs de la réconciliation, mais ils devaient prêcher et publier cette réconciliation. De toute évidence, en ces quelques mots, le Seigneur a résumé l'Evangile. Le Seigneur donnait à ses disciples l'autorité pour déclarer le pardon à ceux que Dieu avait déjà pardonnés. La mission qu'Il confie ici à ses disciples, dans l'Evangile de Jean, est évoquée dans des passages parallèles tels que Luc 24;47, Matthieu 28:18-20, et Marc 16:15-16. C'est bien ainsi que les Apôtres ont compris cette mission et qu'ils ont obéi, comme en témoigne tout le Livre des Actes : Christ n'a pas nommé des confesseurs pour analyser les détails les plus intimes de chaque péché dans un confessionnal. Au contraire, Il envoyait en mission les prédicateurs de Son Evangile et s'assurait que leur voix serait entendue. Ainsi, l'Apôtre Pierre a proclamé : "Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés." (25) Si nous croyons en Lui, Il nous justifiera. Telle est la grande rémission des péchés dont tous ont besoin, et sans laquelle chacun de nous est spirituellement mort. Le pardon scripturaire des péchés s'accomplit par la proclamation de l'Evangile, et non en chuchotant ses péchés à l'oreille de quelque mortel dans un confessionnal.

Les dangers de la confession

Ce qui m'attriste et me brise le cœur, c'est la vanité de ce qui passe pour être le moyen de pardonner le péché, avec les dégâts qui s'ensuivent. On recourt à un objet fait de main d'homme, occupé par deux pécheurs dont l'un revendique une domination sur la conscience de l'autre, au lieu de recourir à une communion personnelle et intime entre Dieu et celui qui recherche Sa miséricorde et Sa grâce au travers de la fidélité du Christ Jésus. On enseigne aux âmes à abandonner la foi authentique et précieuse pour les encourager à ramper servilement devant une autre créature dans le cadre d'un rituel dangereux. Le salut et le pardon ne coulent plus vers le pécheur au travers de la Parole pure émanant du cœur même de Dieu : des hommes ignorants s'évertuent à pomper le pardon au moyen d'un dispositif de leur fabrication, avec des robinets sacramentaux pour le distribuer au pécheur par l'intermédiaire de prêtres.

Le système catholique remplace donc l'œuvre du Saint Esprit et la joie du pardon en présence du Dieu vivant par un rapprochement intime avec un homme. Cependant, le vrai danger de la pratique du confessionnal réside dans le fait qu'il occasionne parfois des péchés et même de fausses accusations. Ces dangers sont tous mentionnés par les règlements concernant le sacrement dans le système catholique. Les lois du Vatican sur la confession, selon le Canon 977, stipulent que : "En-dehors du cas de danger de mort, l'absolution du complice d'un péché contre le sixième commandement du Décalogue est invalide." ["Tu ne commettras pas d'adultère" constitue le sixième commandement, selon l'Eglise catholique.]

Le problème est tel que le Pape Jean Paul II a décidé que certaines offenses commises par des prêtres et où le sacrement de réconciliation est lié à la pédophilie, ne peuvent être jugées que par un Tribunal à Rome et nulle part ailleurs. Ce document mentionne :

"Les offenses graves contre le sacrement de réconciliation : 'Accorder l'absolution à un complice [pour le prêtre] du péché contre le Sixième Commandement; inviter en cette occasion, à ce moment, ou sous le prétexte de la confession, à pécher contre le Sixième commandement ; violer directement le secret de la confession.' La pédérastie est le crime contre les usages. C'est 'un péché contre le Sixième Commandement commis entre un mineur de moins de 18 ans et un prêtre'." (26)

Ces lois freinent peut-être, au plan local, la propagation des scandales liés à la confession, mais elles sont impuissantes à restreindre les désirs contre nature d'hommes non régénérés devant cette situation anormale qu'est l'extrême proximité imposée par le confessionnal. Décréter que des hommes détiennent un pouvoir tel qu'ils peuvent poser les actes judiciaires absolvant le péché, puis leur imposer la proximité intime, si dangereuse, de femmes et de jeunes garçons, et ne pas s'attendre à des comportements coupables et honteux, voilà qui tient à la fois de l'arrogance grossière et de l'inertie, de la part de l'Eglise romaine. Si dans le monde des affaires ordinaires, une entreprise traitait ses cadres de cette manière-là, elle serait immédiatement dénoncée comme criminelle et on conseillerait aux citoyens de s'abstenir d'y faire des investissements.

De plus, le Canon 984 déclare au paragraphe 1 : "L'utilisation des connaissances acquises en confession qui porte préjudice au pénitent est absolument défendue au confesseur, même si tout risque d'indiscrétion est exclu." La loi exigeant la discrétion, et dont on dit qu'elle donne au prêtre le droit de garder le secret, peut facilement devenir, pour le prêtre, une occasion de pécher. Surtout dans les groupes restreints, par exemple quand on entend des religieuses en confession, il est très difficile, sinon impossible, d'éviter que les informations entendues au confessionnal n'influencent la conduite ultérieure, quand on rencontre les personnes en question dans d'autres contextes.

Une autre loi vaticane générale sur la confession est le Canon 979 : "Que le prêtre procède avec prudence et discrétion quand il pose des questions, tenant compte de la condition et de l'âge du pénitent, et qu'il s'abstienne de s'enquérir du nom du complice." Cette loi révèle les dangers qui s'attachent au fait de poser des questions au confessionnal. L'interdiction faite au prêtre de demander le nom du complice d'un crime révèle également à quel point ces rencontres confidentielles au confessionnal peuvent devenir une occasion de péché.

Ce ne sont là que quelques échantillons des lois terribles conçues pour anticiper et pour limiter les dégâts moraux potentiels liés à la pratique de la confession dans l'intimité du confessionnal. Si on s'en tenait aux règles normales concernant la relation d'aide biblique, bien des dangers seraient écartés. (27) Par le précepte et par l'exemple, la Parole de Dieu enseigne que la connaissance du bien et du mal souille toujours la créature qui la détient.

Une immense joie céleste à laquelle les chrétiens aspirent du fond de leur être, c'est d'être définitivement libérés de la présence, de la puissance, et de la connaissance du péché. La raison pour laquelle le Seigneur S'est exclusivement réservé la connaissance du bien et du mal au jardin d'Eden, c'est que seul un Etre parfaitement saint et illimité, infiniment puissant et bon peut détenir cette connaissance sans contracter de souillure. (2 C'est donc le comble de l'ineptie spirituelle et de la bêtise présomptueuse que de mettre au point et d'imposer un rituel à caractère confidentiel, au cours duquel il faut sonder les profondeurs de la dépravation et de la faiblesse humaines sous couvert d'une recherche du pardon et de la grâce. (29) Pourtant, la loi de l'Eglise romaine impose d'entendre les confessions au confessionnal et non ailleurs. (30)

C'est un fardeau terrible de voir que sous prétexte de pardonner les péchés, on sape le ministère qui appartient exclusivement au Christ Jésus, et qu'on en vient parfois à commettre des péchés graves. Des prêtres sincères s'acquittant de leur devoir, des catholiques fervents cherchant à apaiser leur culpabilité peuvent devenir la proie du péché en pratiquant ce rite qui passe, justement, pour délivrer du péché. Les scandales dus au confessionnal et à d'autres entretiens privés au sein du système catholique ont pris des proportions si épouvantables qu'on se retrouve devant tout un flot de cas avérés, pour lesquels des preuves pourraient être fournies. Nos cœurs devraient en être affligés, et notre souffrance à ce sujet devrait nous remplir d'un désir brûlant de communiquer le pur Evangile aux Catholiques, afin qu'ils s'approchent du Seigneur Lui-même et connaissent la liberté et la joie d'appartenir à Lui seul. "Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres". (32)

Le Seigneur a promis, dans Sa grâce, que tous ceux qui persévéreraient dans Sa Parole connaîtraient la vérité, et que la vérité les rendrait libres. La vérité de l'Evangile libère du joug des rites et des cérémonies, de ces leurres et de ces pièges familiers qui sont bien incapables de libérer une conscience humaine devant Dieu. L'âme qui se confie uniquement dans le Seigneur pour être sauvée, qui s'appuie sur Sa miséricorde jour après jour pour être pardonnée, cette âme-là contemple la gloire du Seigneur et subit une transformation à Son image, de gloire en gloire, par l'Esprit du Seigneur. Nous prions pour que Dieu, qui a dit : "La lumière brillera du sein des ténèbres" brille dans les cœurs de ceux qui sont assis dans l'obscurité lugubre des traditions humaines, et fasse resplendir sur eux "la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ." (33)

Le pardon selon la Bible

Dans l'Ecriture, cependant, c'est Jésus-Christ seul qui est le médiateur du pardon ; Il est le seul médiateur entre Dieu et l'homme. (34) L'instrument du pardon n'est pas une église, mais la foi dans le Seigneur Jésus-Christ : "Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille". (35) "Quant à celui qui ne fait pas d'œuvre, mais croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée comme justice." (36)

Pour tout péché, le pardon émane de Dieu et non d'une église quelle qu'elle soit. Nous en voyons la manifestation, afin de comprendre que c'est Lui, Dieu, qui est juste, "tout en justifiant celui qui a foi en Jésus." Toute tentative d'introduire le prêtre catholique et le sacrement de confession dans l'œuvre salvatrice de la divinité, et de faire en réalité du prêtre et du sacrement la source du pardon, c'est un blasphème grossier. Dans l'Ecriture, le pardon et l'acceptation sont en Christ Jésus et en Lui seul.

Le Dieu de toute grâce

Quoique les enseignements de la Bible soient parfaitement clairs, l'Eglise catholique prétend qu'un simple homme, s'il prononce la formule adéquate, devient un moyen de grâce efficace dans un acte judiciaire procurant le pardon. Le rite de la confession, en particulier, qui prétend "qu'en vertu de sa divine autorité, Il donne ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom, " (3 est suffisamment néfaste pour attirer toute la colère divine sur ceux qui ont inventé et qui pratiquent cette pernicieuse parodie du pardon du Seigneur. Dans l'Ecriture, "le Dieu de toute grâce" (39) cherche les siens directement par Sa Parole, les trouve, et les sauve. Le pardon, c'est le don que Dieu fait à celui qui croit. Ce don est accordé au croyant en raison de l'œuvre parfaitement achevée de Christ sur la croix. (40) L'œuvre de Dieu en Christ Jésus montre combien Il est bienveillant envers ceux qui croient, afin que le regard de leur foi se fixe sur Lui seul. "Si par la faute d'un seul, la mort a régné par lui seul, à bien plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie parle seul Jésus-Christ." (41)

Notes

Marc 2:7

Actes 13:38-39

Romains 3:21

Ephésiens 1:7

1 Jean 1:9

1 Timothée 2:5

Catéchisme de l'Eglise Catholique, Editions Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris 1998, paragraphes 1423-1424. Toutes les autres citations du Catéchisme sont extraites de ce même ouvrage.

Catéchisme, paragr. 980

Les crochets se trouvent dans le texte original.

Catéchisme , paragr. 1446. Le paragraphe 1447 dit que la pratique de la Pénitence tire son origine de la tradition monastique en Orient, si bien que le paragraphe 1447 contredit le paragraphe 1446 qui déclare que le sacrement de Pénitence a été institué par le Christ.

Catéchisme, paragr. 1424.

Catéchisme, paragr. 1441.

Catéchisme, paragr. 1462.

Catéchisme, paragr. 1424.

Catéchisme, paragr. 982.

Catéchisme, paragr. 983.

Esaïe, 43:25.

Catéchisme , paragr.1493.

Code de Droit canonique, Canon 960. Toutes les citations du Code de Droit canonique ont été obtenues sur le site Internet Port Saint Nicolas, http://www.portstnicolas.net/

Canon 988, §1.

Catéchisme, paragr. 1449.

Henry Denzinger, "The Sources of Catholic Dogma" (Sources des dogmes catholiques), Trad. Roy J. Deferrari, 30 e édition de Enchiridion Symbolorum, du R.P. Karl Rahner, S.J. (St Louis, Missouri, B. Herder Book Co., 1957) # 902. Etant donné que l'Eglise catholique prétend être "irréformable" (N° 28, Lumen Gentium, dans l'ouvrage Vatican Council II, The Conciliar and Post Conciliar Documents, Austin Flannery) le Concile de Trente est toujours officiellement en vigueur, et ne peut aucunement être abrogé par des déclarations officielles qui viendraient le contredire.

Catéchisme , paragr. 1441.

Catéchisme, paragr. 1444.

Actes 10:43.

www.mgr.org/PedoVat.html 26/7/03

Jacques 5:16, II Corinthiens 13:1, 1 Timothée 5:19.

Genèse 2:17.

1 Samuel 2:22-25, et Psaume 51:1-13.

Canon 964 §1 : "La confession ne doit pas être entendue en-dehors du confessionnal sans une juste raison."

Voir par exemple le résumé du Ministre de la Justice ("Attorney General") du Massachusetts, p. 2, www.ago.state.ma.us , 23/7/03 De nombreux sites Internet catholiques font état des mauvais fruits produits par les fausses doctrines et les pratiques néfastes.

Jean 8:36 .

II Corinthiens 4:6.

Jean 14:6, Actes 4:12, 1 Timothée 2:5.

Actes 16:31.

Romains 4:5.

Romains 3:26.

Catéchisme , Paragr. 1441.

1 Pierre 5:10.

Romains 4:5-8, II Corinthiens 5:19-21, Romains 3:21-28, Tite 3:5-7, Ephésiens 1:7, Jérémie 23:6, 1 Corinthiens 1:30-31, Romains 5:17-19.

Romains 5:17.

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Marie selon la Bible ou selon la tradition catholique ?
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